jeudi 18 janvier 2018

mercredi 17 janvier 2018

Plaignez Plante



Incroyable, mais vrai, un Verdunois a adressé des menaces de mort à la mairesse de Morial, Valérie Plante, la semaine dernière.

On aurait pu croire que le quidam en voulait à l’élue pour la hausse de taxes nettement supérieure à ce qui était attendu. Ou encore, parce qu’il regrettait la présence lénifiante et combien élégante de ce cher vieux Denis «de poule» Coderre à la barre de la métropole. Qui sait, peut-être était-il antiféministe, surtout en politique?

Mais non; rien de tout cela. En fait, le corbeau était mécontent parce que le métro n’était pas gratuit à Morial.

Pas futé, comme il a envoyé lesdites menaces par courriel, il s’est tout de suite fait épingler par les policiers, tout au moins ceux qui ont encore la force morale de se traîner de peine et de misère au travail.

Pas futé bis, car où se croit-il, cet imprécateur menaçant? C’est en Union soviétique que les transports en commun étaient gratuits, pas ici!

mardi 16 janvier 2018

L'oral est hardi


lundi 15 janvier 2018

Flic aïe!



Ah, là, là, là! Ça va mal chez nos amis les braves policiers pétris d’abnégation et du sens du devoir.

On apprend que, en 2017, le nombre de blessures reliées à leur travail a grimpé en flèche. D’ailleurs le rapport en faisant état signale très clairement qu’il ne s’agit pas seulement de problèmes physiques, mais aussi de troubles mentaux.

Oui, il paraît que les dangers liés au travail ont eu un impact si sévère que, depuis un an, les cas d’absentéisme chez les policiers montréalais ont augmenté de 26 %. Les accidents de la route et les traumatismes psychologiques étant les deux causes les plus importantes de cette statistique inquiétante.

Vivement une autre crise étudiante afin que les policiers puissent retrouver leur santé mentale et physique en se défoulant à pied, parce que, la santé des flics, c'est vachement important!

samedi 13 janvier 2018

Lelouch sur la touche


Un peu de maturité, que diable!


Soyons un peu plus matures que ça! Vous croyez vraiment que le président Donald J. Trompe a pu décrire Haïti et l'Afrique de «pays de merde»? Allons donc, nous ne sommes plus des enfants...

Il fait bien de nier avec excrément d'énergie.

vendredi 12 janvier 2018

Louis-Ferdinand, pas touche!

J’ai toujours été fasciné par l’espèce de culte entourant la mémoire de l’écrivain français Louis-Ferdinand Destouches, dit «Céline».

Bref rappel, Céline est considéré par plusieurs comme un auteur de génie; une sorte de mauvais génie en fait, puisqu’il s’est abouché avec l’occupant lors de la Deuxième Guerre mondiale. Longtemps, on a prétendu qu’il n’avait pas collaboré avec les nazis, mais des révélations plus récentes ont démontré qu’il avait profité de la présence des Allemands en France pour avancer sa carrière aux dépens de collègues, entre autres dénonciations.

Ce qui est certain, par contre, c’est qu’il était violemment antisémite, publiant avant et pendant la guerre des pamphlets à cet effet. De même, il affirma dans ses écrits ses sympathies à l’égard de l’occupant nazi, à tel point qu’il ira se réfugier en Allemagne au moment de la libération du sol français par les armées alliées en 1944 pour ne retourner en France qu’en 1951, après avoir reçu l’amnistie.

Je me souviens, entre autres, d’une interminable discussion avec un de ses admirateurs où nous nous renvoyions la balle dans une sorte de dialogue de sourds. J’accusais Céline d’être un fasciste et mon vis-à-vis insistant exclusivement: «Oui, mais c’est un écrivain de génie!» Comme si le génie pouvait effacer le crime; comme si on pouvait être génial en traitant une partie de l’humanité moins bien que s’il s’agissait d’animaux.

Finalement, je me résolus à prendre le taureau par les cornes et je me suis procuré un exemplaire de son premier roman, un de ceux qui sont le plus encensés, Voyage au bout de la nuit. J’ai réussi à tenir jusqu’à la moitié. Si le génie consiste à écrire le plus possible comme on parle, je m’attends, quant à moi, à beaucoup mieux en littérature.

Dernièrement, sans doute sous le coup de la réputation grandement surfaite, Gallimard avait annoncé vouloir rééditer les pamphlets antisémites de Céline, sous forme d’«édition critique», au prétexte de les mettre en pleine lumière afin d’éviter qu’une curiosité malsaine pousse les gens à les lire sans les balises nécessaires. La maison d’édition omettait bien entendu de mentionner que ces écrits étaient disponibles sur Internet ou chez les bouquinistes. Finalement, devant le tollé que cela a provoqué, le projet – fort heureusement – est tombé à l’eau. Il se publie déjà suffisamment d’affligeants pensums comme ça.

Quant à l’édition critique, de vous à moi, pensez-vous vraiment qu’elle aurait eu une influence bénéfique sur les fascistes?

Moi non plus.

jeudi 11 janvier 2018

mercredi 10 janvier 2018

Propagande par la bande



Au CAnada, comme au Québec d’ailleurs, la hausse du salaire minimum est statutaire. De temps à autre, afin d’être sûr que les travailleurs prolétaires restent dans une course économique qu’ils ne gagneront jamais, on hausse leur pitance. Il faut bien que la consommation se maintienne si on veut que les indécents profits en fassent tout autant.

Chaque fois qu’il est question de hausse, l’ensemble du patronat pousse néanmoins des cris d'orfraie, affirmant que des salaires plus élevés nuiront à l’économie (traduction: limiteront l’accroissement exagéré de leurs bénéfices) et risqueront d’engendrer du chômage (comme s’ils en avaient quelque chose à cirer, du chômage). Mais tout ce pitoyable cirque n’est qu’un effet de manches; de la propagande capitaliste pure et simple.

Ce qu’il y a de nouveau, cette fois, c’est  qu’une société transnationale – Tim Hortons pour ne pas la nommer –, dans cet Ontario si pur et exemplaire à tous égards, a décidé de poser un geste tout aussi mesquin que symbolique. Les gestionnaires de ce réseau de franchises de restauration putride ont décidé de compenser la misérable hausse du salaire minimum de moins de 3 dollars l’heure en sabrant dans les conditions de travail de leurs employés.

Certains ont crié au scandale, jugeant que c’était une attitude des plus déplorables de la part d’une grande entreprise ayant été acquise en 2014 pour la rondelette somme de 11,5 milliards de dollars et dont le chiffre d’affaires avoué, en 2011, était de plus de 800 millions de dollars.

Ce que les critiques perdent volontiers de vue, c’est que le véritable scandale est qu’une telle société rémunère encore ses employés au salaire minimum.

mardi 9 janvier 2018

Bizzz…



Don Alfredo y don Pablo y Rodriguez – Bizzz!…, comme dans une histoire du capitaine Bonhomme –, whip du gouvernement du fils de Pierre Elliott Trudeau, député du Parti libéral du CAnada (PLiC) et hispanophone doué, se retrouve à l’avant-plan de l’actualité.

En effet, le gouvernement pas du tout xénophobe yankee a décidé de mettre un terme au statut d’exception dont bénéficiaient nombre d’immigrants salvadoriens. Ces derniers s’étaient réfugiés aux Stazunis après les tremblements de terre ayant ravagé leur pays d’origine. Ils y étaient demeurés et y travaillaient illégalement depuis 2011.

Avec la fin de leur statut spécial – Temporary Protection Status (TPS [si, si, ça ne s’invente pas]) –, ils vont devoir plier bagage. Maintenant, vont-ils rentrer dans leur pays ou tenter leur chance ailleurs? Toute la question est là et c’est justement à ce propos qu’intervient don Pablo.

Sa mission consistera à se rendre en Californie pour prévenir toute vague d’immigration massive de Salvadoriens vers le CAnada. On se demande un peu quelle sorte d’Hercule peut bien être don Pablo s’il parvient à lui seul à contenir une vague migratoire. Peut-être est-il doté de super-pouvoirs. Après tout, il arrive bien à garder la tête haute en tant que député du Québec, tout en servant le PLiC. Faut le faire!

Il n’empêche, s’il fallait qu’un gouvernement québécois expédie à l’étranger un représentant afin de décourager des immigrants, on n’aurait pas fini de le traiter de tous les noms, dont les moindres seraient «raciste» et «intolérant». Mais on ne le fait pas dans ce cas-ci.

Bizzz…, comme dans «bizarre».


lundi 8 janvier 2018

dimanche 7 janvier 2018

Cimenterie et menterie



McInnis, ça vous dit quelque chose? C’est en Gaspésie qu’on a construit la cimenterie McInnis, une des plus importantes, qui a coûté 1,5 milliard de dollars* et qui est, en prime, le plus gros pollueur industriel du Québec. C’est probablement ce dernier aspect qui a décidé de l'implanter en Gaspésie. Comme ça, toute la cochonnerie qu’elle crache s’en ira dans le golfe du Saint-Laurent plutôt que d’incommoder les centres de population.

On voit tout de suite que c’était bien pensé.

Au départ, le projet, éminemment rentable, devait coûter 1,1 milliard de dollars, mais l’impéritie des gestionnaires a fait bondir la facture de 40 %. Les fonds publics y ont été engloutis par le biais d’Investissement Québec à hauteur de 250 millions en prêts et 100 millions de capital-action. Mais c’est sans compter l’investissement massif de la Caisse de dépôt et placement que l’on considère un peu à la légère comme un investisseur exclusivement privé, ce qu’elle n’est pas à mon avis.

La cimenterie fut inaugurée – finalement –  en septembre dernier. Trois mois plus tard, l’avenir de ce projet – qui devait être immédiatement rentable, je le répète, et qui ne l’est pas du tout – est, selon l’agence Bloomberg, remis en question. Il semble même que, parmi les solutions envisagées, la vente pure et simple est sérieusement considérée. Bien évidemment, personne au gouvernement, à la Caisse ou chez McInnis ne veut répondre aux questions.

Il n’est pourtant pas besoin de s’interroger; c’est facile de comprendre ce qui en train de se passer. Le procédé est vieux comme le capitalisme: on investit des sommes faramineuses d’argent public dans un projet; on s’arrange pour qu’il ne soit pas rentable, ce qui est aisé; on le brade à des intérêts privés; le projet devient rentable. S’il ne le devient pas, on envoie le tout à la casse, ce qui est, compte tenu du prix d’achat, encore profitable.

Bref, tout le monde gagne!

Sauf vous, bien entendu.


* Sur le plan de la création d’emplois, cela représente une somme rondelette de 7,5 millions de dollars par emploi créé. Ça aurait été plus économique, et bénéfique pour l’environnement, de donner 1 million à chaque employé sans construire l’usine…

samedi 6 janvier 2018

vendredi 5 janvier 2018

jeudi 4 janvier 2018

Bras d’honneur



Saint François Xavier, probablement vierge et martyr, est mort en Chine à l’époque où il n’avait rien de mieux à faire que d’embêter les gens avec des superstitions idiotes. Une soixantaine d’années après son décès, un collègue jésuite a exhumé son cadavre et a sectionné son bras droit afin de le ramener à Rome à titre de relique. C’était la plus belle marque de respect qu’on eût pu lui manifester.

Mentionnons que, auréolée du miracle, la dépouille de saint F.-X. a la réputation d’être incorruptible. Autrement dit, elle résiste à la décomposition, comme en fait foi le bras décomposé que l’on a coulé dans une sorte de résine transparente, sans doute pour prolonger l’odeur de sainteté.

Eh bien, afin d’honorer les 150 ans du CAnada, le saint siège a décidé d’exporter, ce mois-ci, l’auguste charogne afin que les fidèles puissent se recueillir et s’émerveiller devant la grandeur des œuvres du tout-puissant.

Quel rapport entre un missionnaire du XVIe siècle ayant prêché en Chine et le CAnada? Comment la relique arrivant avec un an de retard honore-t-elle la fondation du pays? Ça, ce sont des trucs entre CAnadiens et catholiques. L’important est que le Vatican pose ainsi un geste afin de leur faire honneur.

Son honneur le bras, quoi.

mercredi 3 janvier 2018

Mises en garde!

Que voulez-vous que j'ajoute à cette photo afin de la rendre plus hilarante?



Ce dernier opus dans les relations tendues entre les Stazunis et la vaillante République démocratique populaire de Corée a commencé il y a quelques jours.

Le président Kim Jong-Un avait mis en garde l’Occident – et en particulier les Yankees – en déclarant que le «bouton nucléaire» était sur son bureau en permanence. Déjà, il ne s’agit pas d’un bouton et il n’y a pas de connexion Wi-Fi pour que ce genre de quincaillerie se trouve sur son bureau en permanence. Bref, le plus mal informé des observateurs aura pris sa sortie comme une simple rodomontade dénuée d’importance.

Mais au-dessous de la mauvaise information, il y a l’ignorance crasse et la bêtise. En conséquence, le président des Stazunis, l’ineffable Donald J. Trompe, a rétorqué du tac au tac avec une mise en garde de son cru voulant que, pour sa part, il en était de même et que, de surcroît, son bouton était plus gros.

Eh bien, à mon tour, je me dois d’adresser une mise en garde à M. Trompe, laquelle l’incite à mesurer ses paroles. En effet, avec ses minuscules mains, un trop gros bouton risque fort de les faire paraître encore plus petites.