vendredi 28 juillet 2017

Exclusivité



Manchette des plus inattendues, aujourd'hui, en provenance du Saguenay. En effet, le maire de la ville d'Alma, M. Marc Asselin (non, non, pas le petit du sanglier), a révélé un fait des plus inattendus.

Mettons d'abord les choses en contexte. Une élection partielle doit avoir lieu dans la circonscription de Lac-Saint-Jean, là où le conservateur Denis Lebel va enfin prendre une retraite longtemps attendue de la politique. Profitant de sa renommée toute faite – et largement surfaite –, le fils de Pierre Elliott Trudeau s'est payé une série de bains de foule dans la région, gonflant ainsi son ego que des critiques récentes, surtout parmi les milieux environnementalistes, avaient quelque peu aplati.

Au nombre des mises en scène soigneusement scénarisées, on avait prévu une réception à l'hôtel de ville d'Alma. C'est au cours de cette rencontre que le maire a laissé échapper la révélation qui a tant attiré notre attention. En effet, M. Asselin a affirmé au fils de Pierre Elliott Trudeau que celui-ci faisait «un travail exceptionnel».

C'est vraiment inattendu d'entendre une chose pareille, car personne n'avait remarqué que, à aucun moment de son existence, le fils de Pierre Elliott Trudeau était capable du moindre travail.

À moins, évidemment, que ce soit sur son image.

Quant à la substance...


jeudi 27 juillet 2017

mercredi 26 juillet 2017

Formule E(rreur)



Le champion de la voiture électrique en Amérique du Nord, voire de l'Univers tout entier – s'il faut l'en croire –, nul autre que le bon maire de Montréal M. Denis (de poule) Coderre, occupe l'avant-plan en cette semaine de la tenue du grand prix de formule E, c'est-à-dire électrique, dans sa ville. Or, compte tenu de son importante personnalité, lorsque le maire occupe l'avant-plan de l'actualité, on ne peut voir que lui.

Sans revenir sur le sujet qui a été abondamment couvert par la presse, dernièrement, sa gestion de la tenue de la compétition de voitures électriques a prêté le flanc à la critique. Coûts excessifs, perturbation de la circulation [un comble!] dans le Quartier latin, prix exorbitants des places et décisions douteuses ont entaché la préparation de l'événement, lequel doit se tenir cette fin de semaine [NDLR: barbarisme correspondant au mot français «week-end»].

Mais tous ces bémols n'ont pas ébranlé d'indéfectible foi de notre bon maire relativement à l'avenir de la voiture électrique, un mode de transport vert et prometteur. En effet, soutient-il avec un entêtement pouvant faire pâlir d'envie la mule la plus obtuse, le grand prix de formule E fera la promotion de ce type de véhicule auprès de la population, ce qui ne pourra qu'être bénéfique pour notre planète à terme. Faisons l'impasse sur le fait que cela ne s'est avéré vrai nulle part où de telles compétitions ont eu lieu. Contentons-nous de croire sur parole un de nos élus et applaudissons l'esprit écologique de notre bon maire.

Ce que l'on apprend ce matin, c'est que M. (de poule) Coderre, en plus de sa voiture de fonction fournie par la ville, est l'heureux propriétaire de deux véhicules utilitaires sport (VUS) à essence. Sans faire de publicité pour les marques, mentionnons seulement que ces deux engins sont extrêmement énergivores et que, selon toute vraisemblance, ils font le bonheur de leur possesseur qui n'a jamais acheté de voiture électrique de sa sainte vie.

J'entends d'ici les critiques qui seront émises à l'intention de M. (de poule) Coderre au sujet de cette évidente dissonance. Mais il me faut arrêter immédiatement ses détracteurs et leur rappeler que, compte tenu de l'état des rues à Montréal, il est tout à fait compréhensible qu'une personne éprouve le besoin de se munir d'un véhicule tout-terrain afin d'avoir une chance de parvenir à destination.

Finalement, cette absence d'accord entre les principes et la conduite [sans jeu de mots] n'est pas la faute de M. (de poule) Coderre. C'est la faute de l'incompétente administration municipale telle que menée par un premier magistrat incapable.

mardi 25 juillet 2017

La monomanie de la pièce

La Monnaie royale cAnadienne a émis une pièce commémorative afin de souligner la bataille de Dieppe qui a eu lieu le 19 août 1942. Il n'entre pas ici dans le propos d'analyser les tenants et aboutissants ayant mené à cette bataille, mentionnons seulement que les Britanniques cherchaient un moyen de montrer aux Soviétiques que les Alliés ne pouvaient ouvrir un second front en Europe occidentale à ce moment, alors que l'Allemagne menait une offensive de grande envergure dans le sud de l'URSS. Évidemment, à partir du moment où il devint clair, 2 ans plus tard, que les Soviétiques n'avaient plus besoin d'un second front pour gagner la guerre, les Anglo-yankees se sont empressés de débarquer en Normandie.

Bref, la pièce en argent devait rappeler, en cette année de 150e, le 75e anniversaire de la bataille de Dieppe, aussi connue sous le nom d'opération Jubilee. Or voici qu'un porte-parole des anciens combattants particulièrement vétilleux, M. Kevin Brewer, s'est mis en tête de prendre à partie les responsables en soulignant que la bataille de Dieppe n'était pas une «bataille», mais bien un «raid». Je suis certain que les plus de 1000 soldats, marins et aviateurs qui ont ainsi été inutilement sacrifiés – sans compter les blessés et les prisonniers – au cours de cette bataille ont effectivement vu toute la différence.

En conséquence, la Monnaie royale cAnadienne a présenté des excuses du bout des lèvres, sans pour autant retirer les pièces apparemment fautives commémorant la bataille de Dieppe, mais en promettant d'émettre une nouvelle pièce l'an prochain, toujours sur le sujet de la même bataille. Autrement dit, elle a envoyé poliment paître M. Brewer.

Y a-t-il une différence entre une bataille et un raid? Elle est certainement moindre qu'entre la monnaie et la monomanie!



lundi 24 juillet 2017

De l'huile sur le feu



Le 14 juillet dernier, deux policiers israéliens ont été tués à proximité de l'esplanade des mosquées, l'endroit le plus saint pour les musulmans de Jérusalem. La réaction du gouvernement ne s'est pas fait attendre: des détecteurs de métal ont été installés à l'entrée du lieu. Cette dernière initiative a entraîné un regain de tension dans un pays qui vit constamment sur la corde raide. Depuis, des heurts quotidiens se produisent, lesquels ont causé la mort d'au moins 5 personnes, sans compter des dizaines de blessés des deux côtés.

Mais surtout chez les Palestiniens.

Jugeant la situation inquiétante, le président des Stazunis, M. Donald Trompe, a décidé d'agir sans plus tarder. En conséquence, il a dépêché sur place un représentant afin de chercher un moyen de dénouer la crise. L'envoyé en question est M. Jason Greenblatt, un avocat, qui était le vice-président exécutif du holding de M. Trompe et qui, depuis, est devenu son principal conseiller concernant Israël. Selon sa biographie dans Wikipédia, M. Greenblatt, un diplômé de l'université Yeshiva de New York, est un juif orthodoxe issu d'une famille de réfugiés hongrois.

Sans remettre en question les grands talents de juriste de M. Greenblatt, on peut se demander s'il saura faire preuve de toute l'objectivité voulue afin de pouvoir faire la part des choses entre le gouvernement quasi théocratique d'Israël et les Palestiniens. On peut aller jusqu'à se demander si les solutions qu'il préconisera seront à même de réduire les tensions ou si, au contraire, elles ne risqueront pas de les aviver.

Connaissant les méthodes habituelles de M. Trompe, on peut penser que sa médiation se réduira à agresser les victimes et à victimiser les agresseurs.

vendredi 21 juillet 2017

Frenchglish

L'article est ici


Fin 2014, la secrétaire générale de la Francophonie, au cours d'une de ses interventions, avait commis la bévue de répondre à la question d'un journaliste en anglais, ce qui avait renversé le ministre français des Affaires étrangères d'alors, M. Laurent Fabius. En effet, dans un monde où l'anglais s'impose de plus en plus aux dépens des autres langues, le cénacle du Sommet de la Francophonie demeure, pensait-on, le dernier bastion où la langue française est exclusivement présente. Ah! ai-je oublié de mentionner que la secrétaire générale en question était Michaëlle Jean (prononcer «maïkeulle djinne»)?

On sait depuis belle lurette que, au CAnada, le français était une langue de second plan qu'on ne sort de la naphtaline que pour les grandes occasions, comme quand des visiteurs occasionnels demandent à entendre la vieille tante jouer son air de piano.

Je dis «était», car désormais on constate que l'attitude cAnadienne à l'égard du français vient de passer au niveau supérieur. Supérieur pour le CAnada et inférieur pour le Québec, ainsi que pour tous les francophones.

Comme il est coutumier, les Jeux de la francophonie cAnadienne 2017 (11 au 15 juillet) avaient leur logo et leur slogan. Rien de mieux pour susciter un sentiment d'appartenance et de fierté envers sa langue et sa culture, n'est-ce pas?

Sans doute dans ce but, le slogan que les organisateurs ont retenu n'était autre que «Right fiers!». Pas mal, non? Voilà de quoi faire la promotion de la langue française à la mode cAnadienne. Et en plus, cela donne tellement envie d'appartenir à un pays aussi ouvert et tolérant.

Je suis sûr que les jeunes participants à ces Jeux ont très bien compris le sens du mot «right». Par contre, je m'interroge quant à savoir si certains d'entre eux, tout francophones soient-ils, ont demandé ce que voulait dire le mot «fiers», lequel ont-ils probablement prononcé «fear».



jeudi 20 juillet 2017

Astable à table


mercredi 19 juillet 2017

Payetteland



Le site internet ipolitics.ca a raconté que des accusations au criminel avaient été portées contre Julie Payette, en 2011. En effet, à l'époque la principale intéressée, qui vivait alors au Maryland, se serait livrée à des voies de fait au second degré sur une personne. Selon certaines sources non confirmées, la victime aurait pu être son conjoint d'alors, l'ancien pilote de chasse William «Billie» Flynn. Deux semaines après que la plainte a été déposée, le «processus judiciaire a été abandonné» sans que d'autres détails ne fussent divulgués.

Imaginez le choc que cette nouvelle a pu causer, particulièrement en ce moment alors que la candidature de Mme Payette a été retenue pour occuper le poste assez peu reluisant et totalement redondant de représentant d'un monarque étranger à la tête du CAnada [NDLR: il ne faut pas oublier que, si le premier ministre est le chef du gouvernement, en régime parlementaire, le monarque ou son représentant est, quant à lui, le chef de l'État].

Moi-même, j'en suis resté bouche bée, même si ça ne se voit pas sous mon foulard. En effet, une fois remis de mon étonnement, je me suis posé la même question que vous, sans doute: «Qu'est-ce que cette grande patriote cAnadienne foutait à vivre aux Stazunis?»

Avait-elle honte du CAnada? Trouvait-elle que ce pays sentait mauvais [NDLR: je ne saurais le lui reprocher; il y eut des moments où, en visite là-bas, j'étais bien content d'avoir un foulard afin de filtrer les miasmes]? Voulait-elle tapocher à loisir sans que ça se sache dans son pays de kollaboration?

Nous aurons peut-être la réponse bientôt. Entre-temps, nous en sommes réduits à conclure, à l'instar de la plupart des Québécois: «On n'en a rien à foutre!»


mardi 18 juillet 2017

Flic flop



Figurez-vous que les flics de Morial avaient été tellement dépassés par les événements entourant le printemps érable qu'ils s'en sont même pris à des militaires. Et pas n'importe quels militaires; des militaires cAnadiens. C'est vous dire à quel point ils étaient mal préparés pour faire face à l'insoumission généralisée régnant à ce moment dans la métropole du Québec.

Le 1er mai 2012, trois militaires en civil sortent du Manège des fusiliers Mont-Royal. Chemin faisant, ils croisent une manifestation étudiante. Quant à moi, je ne suis pas persuadé que les protestataires bénéficient de la caution morale des trois militaires en question, mais cela n'est pas du propos. Toujours est-il que, sur le passage de flics à vélo – vous savez, ces flics qui ne sont pas obèses –, l'un d'eux y va d'une remarque particulièrement cinglante voulant que les flics à vélo sont «moins cool» que leurs équivalents à moto.

Inutile de dire que, devant un tel étalage d'irrespect, le sang de nos brillants défenseurs de l'ordre, de la justice et du CAnada uni d'un océan à l'autre n'a fait qu'un tour. Il s'en est suivi une légère échauffourée au cours de laquelle l'un des militaires a subi une clé de bras et un autre a été jeté au sol.

Conséquemment, on comprendra que la cour a accordé, dernièrement, une compensation aux trois militaires pour les dommages moraux qu'ils ont subi, laquelle compensation totalise environ 12 000 $.

Dommage pour lui, Alexandre Allard n'était pas un militaire en civil.

lundi 17 juillet 2017

Blague à part (fin)

François 1er et Hassan Rohani, vieux potes

dimanche 16 juillet 2017

La touche cAnadienne


Blague à part (début)

François 1er et Hassan Rohani, vieux potes

samedi 15 juillet 2017

Stampeste


Bulle papale


vendredi 14 juillet 2017

L'amère oie



La Sûreté du Québec vient d'annoncer que ses véhicules arboreraient désormais de nouvelles couleurs. En effet, des études ont démontré que les voitures affichant des contrastes étaient plus visibles; aussi, dans le but de sécuriser ses agents et le public en général, cette décision fut-elle prise. À bon escient, est-il besoin de le préciser?

On se souviendra que, à venir jusqu'à maintenant, les véhicules de la Sûreté étaient presque uniformément blancs. Auparavant, ils étaient couleur caca d'oie et jaune. Désormais, ils seront blanc et noir.

Cependant, que les nostalgiques se rassérènent. Il n'y a qu'à l'extérieur que le caca d'oie a disparu*.


* En effet, la couleur des uniformes, elle, n'a pas changé.

jeudi 13 juillet 2017

Julie pâlotte



On sait que le temps des vacances approche quand les nouvelles se font rares dans l'actualité. Et rien ne trahit l'absence de faits importants comme ces moments où on annonce, comme s'il s'agissait d'une exclusivité, la future nomination d'une gouverneure générale – ou de son pendant masculin, ce qui ne vaut guère mieux – afin de représenter la monarque britannique à Tawa.

Ce qu'il y a de bien, cette fois-ci, c'est que le choix s'est arrêté sur une personne déjà connue. Très souvent, l'individu qui occupe la fonction se confond avec la fonction elle-même; c'est-à-dire auréolée d'un anonymat permettant d'oublier son existence avec une déconcertante facilité.

Évidemment, si la présence de la gouverneure générale est facilement oubliée, il n'en va pas de même de son allocation budgétaire. Mais bien entendu, quand on est profondément cAnadien, on ne chipote pas sur de pauvres détails comme ceux de l'argent quand il est question de rappeler le lien avec le défunt empire.

C'est donc Julie Payette, héroïne de l'espace – sorte de Valentina Terechkova, avec un quart de siècle de retard – qui sera la prochaine personne à occuper ce poste dépourvu d'importance et de lustre, dont la fonction première est d'abord de rappeler au CAnada qu'il n'a toujours pas entièrement coupé le lien colonial.

Qui de mieux qu'une collabo du Québec pour ça?




mercredi 12 juillet 2017

Confit rance