dimanche 10 décembre 2017

Weil et va peur

Mme Kathleen – n’est pas Simone qui veut – Weil, ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, est également ministre responsable des Relations avec les Québécois d’expression anglaise. Comme ses fonctions ne l’occupent pas trop, elle a tout le temps nécessaire d’aller se balader devant les médias qu’elle entretient de son verbe haut et clair, avec la belle voix flûtée qu’on lui connaît.

Dernièrement, elle nous en a appris une bien belle, à savoir que les anglophones au Québec ne se sentent pas chez eux. Oui, dans le domaine de l’emploi et de l’accès à des cours de français, entre autres, il semble qu’il y a un problème. Je ne sais pas pour Chibougamau, mais si on se promène au centre-ville de Montréal, on constate la chose, en effet: on dirait que les anglophones unilingues sont de plus en plus confinés dans des emplois de services, que ce soit en restauration ou dans la vente au détail. Visiblement, il y a un problème avec les cours de français; mais est-ce un problème d’accès ou de volonté?

Remarquez, on ne saurait blâmer des gens de ne pas se sentir chez eux dans un pays qui ne parle pas leur langue. Est-ce que vous vous sentez chez vous au CAnada? Bin non, évidemment. Alors, comment reprocher aux CAnadiens de ne pas se sentir chez eux au Québec…

En tout cas, moi, j’ai fait un pas dans la bonne direction. J’ai adopté un anglophone. Si, si. Je lui ai bâti une petite cabane dans le jardin, avec ses écuelles – une pour la nourriture et l’autre pour l’eau –, et, de temps en temps, je prends une pelle pour aller nettoyer un peu. On va se promener au parc. Il est très joueur; je lance sa balle et il la rapporte. Je suis très content.

Le seul problème, c’est qu’il ne comprend jamais quand je parle.

samedi 9 décembre 2017

vendredi 8 décembre 2017

Barack du Village


Hommage au Numéro 6.

Mélanie soit qui mal y pense!


Qu’est-ce qui fonctionne pas?

http://www.washingtonexaminer.com/puerto-rico-wont-have-full-power-back-until-february/article/2642346


En septembre dernier, deux ouragans se sont abattus, entre autres, sur l’île de Porto Rico, causant des dommages équivalents à 94 milliards de dollars. C’est beaucoup de dollars! Parmi les dégâts, on note surtout ceux qui ont causé l'interruption de l’alimentation électrique, laquelle handicape beaucoup le retour à la normale. D’ailleurs, aujourd’hui, on estime qu’il faudra attendre jusqu’en février prochain avant que le réseau électrique soit entièrement rétabli. Cela suscite une question: «Au début de février ou à la fin de février?» Et qui sait si février n’arrivera pas en mars ou même plus tard...

Toujours en septembre, l’ouragan Irma, à ce moment de catégorie 5, a frappé l’île de Cuba après avoir ravagé Porto Rico. Les dommages ont surtout été causés à une région touristique autour de la ville de Caibarien. Par la suite, la tempête a causé des inondations monstres à La Havane, entre autres endroits, et plus de 2,2 milliards de dollars de dommages en tout. Pour Cuba, c'est encore plus de dollars! Immédiatement après le passage de la tourmente, le ministre du Tourisme cubain, M. Manuel Marrero, a promis que les installations seraient prêtes à accueillir les touristes pour la prochaine saison. Selon toute vraisemblance, la situation est pratiquement rétablie au moment d’écrire ces lignes.

Bizarre, quand même, non? La plus grande puissance économique du continent américain qui est incapable de rétablir les services de base pour sa propre population avant des mois; et un petit pays, assiégé de surcroît par un blocus infâme, qui remet sur pied ses services touristiques en quelques semaines à peine.

Pour ceux qui cherchent à prouver que le socialisme ne fonctionne pas… Eh bin, ils vont continuer à chercher!

jeudi 7 décembre 2017

Donald le connard


Normalement, en politique internationale, il n’est jamais question de céder sur un point à moins d’obtenir quelque chose en échange. Le principe a été à la base de toutes les négociations, en particulier celles qui sont parvenues à amener, tôt ou tard, une paix durable dans l’un ou l’autre recoin de la planète.

Aujourd’hui, l’étrangement déconnecté Donald J, Trompe, accessoirement président des Stazunis et principalement prochain en ligne pour une consultation chez un neurologue compétent, a décidé, et ce, unilatéralement, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

Pour la plupart des gens, cela semble quasiment normal. Après tout, dans la Bib’ c’est la ville où a siégé le roi David, étoile à six branches de la saga du peuple juif au cours de l’Antiquité et, en plus, le symbole de la félicité éternelle sur Terre où on s’est amusé à torturer, avant de le mettre à mort, un certain prophète dont l’histoire n’a pas retenu le nom.

En tout cas, moi, je ne m’en souviens plus.

Mais, dans le contexte laïque actuel, Jérusalem n’a pas une vocation unique. C’est possiblement la capitale de l’État hébreu, sioniste et expansionniste depuis sa création, marionnette de l’impérialisme yankee, certes. C’est aussi la ville qui est considérée comme son éventuelle capitale, dans sa partie orientale tout au moins, par le peuple palestinien. Vous savez, ce peuple qui a autant de droits à cette terre que les Israéliens.

Jusqu’à maintenant, dans la poudrière que représente cette partie du monde, un fragile équilibre avait fini par émerger, occasionnellement rompu par les provocations des uns et les répliques des autres. Mais on y vivait plus ou moins normalement. Pas d’invasion de la bande de Gaza; pas d’Intifada. Bref, la plupart des gens pouvaient respirer un peu.

Or voici que, en passant par la foraine avec ses sabots, ce bon gros vieux Donald J. Trompe vient de donner de la sorte un solide coup de pied dans la termitière, causant du fait même un très dangereux remous. Déjà, les Palestiniens jurent de lancer une nouvelle Intifada; les chancelleries d’un peu partout déplorent cette initiative déplacée; aux Stazunis même, les analystes restent bouche bée devant une telle bévue.

Et en quoi cette stupidité va-t-elle profiter à la situation internationale des Yankees? En rien, puisqu’elle n’apportera aucun avantage. Sauf peut-être celui de créer encore plus d’instabilité au Proche-Orient, instabilité qui devrait selon toute vraisemblance profiter aux fabricants d’armes, lesquels, il est vrai, pullulent aux Stazunis.

Mais cela ne réglera en rien le problème qui pourrit toute la région. La décision de la Maison-Blanche ne fera que donner un tour de vis supplémentaire à la répression que subissent les Palestiniens, ce qui alimentera encore davantage leur juste révolte. Leur combat se poursuivra encore longtemps. Et si certains, dont la courte vue est patente, se réjouissent de cette victoire en faveur d’Israël, qu’ils songent un instant que toutes ces victoires mises bout à bout ne mèneront à rien; mais en revanche, il suffira d’une seule défaite pour que tout soit consommé définitivement.

L’an prochain, à Jérusalem-Est!



mercredi 6 décembre 2017

La marque de Marc

Philippe Couillard (le nom est marrant)
dans une envolée oratoire en faveur
de l’usage du français
Qui ne connaît pas Marc G. Bruneau? Ce cher grand homme est devenu célèbre par son affiliation au premier ministre actuel du Québec, M. Philippe Couillard (le nom est marrant). Selon le Directeur général des élections (DGEQ), Marc serait coupable d’un délit relatif à de la sollicitation illégale de contributions financières au profit du Parti libéral du Québec (PLiQ).

Les faits reprochés remontent à 2012-2013 alors que Marc aurait laissé un certain Éric Ouimet amasser des fonds alors que ce dernier n’était pas accrédité pour le faire. La chose n’étant pas admissible, selon la loi électorale, le DGEQ a donc dû sévir. En conséquence, Marc était passible d’une amende de 500 $, montant qu’il a payé rubis sur l’ongle, comme s'il était plein aux as.

On demande aux donateurs du PLiQ de tenir compte de ce manque à gagner lors de la prochaine collecte de fonds.

Un petit effort, quoi; ces gens-là se décarcassent pour vous servir…

mardi 5 décembre 2017

La chose sûre a son pied



Encore une fois, il s’est trouvé un cAnadien dans l’âme pour donner une leçon au Québec. Gros avantage, il n’a pas fallu aller le chercher loin, celui-là; il habite la région de Québec – la ville, ce coup-ci – puisqu’il enseigne à l’Université Laval.

Voilà que M. Abdelwahed Mekki-Berrada, c’est son nom, est un professeur d’anthropologie. Alors on semble vouloir nous faire croire qu’on doit avaler la couleuvre sans rien dire, puisqu’il doit savoir de quoi il parle. Et que dit-il, ce cher brave homme?

Eh bien, sitôt qu’il aperçoit une tribune de libre, il grimpe dessus afin de raconter à qui n’a pas eu l’occasion se sortir de la salle avant qu’on verrouille les portes que la montée de l’anti-islamisme – qui est un terme plus exact à mon humble avis que le terme «islamophobie» – dans la Belle Province est due à une carence du peuple québécois. En effet, ce problème découle d’une «crise d’identité non résolue et [de] la peur de ne plus exister comme peuple ou comme culture», selon ce grand intellectuel que la planète entière nous envie.

Ah bon… Eh bien, je comprends tout maintenant!

En fait, pas tout à fait tout. Parce que l’anti-islamisme est aussi présent, entre autres, en France et aux Stazunis, par exemple. Et s’il existe deux peuples qui n’ont pas de problème d’identité non résolue, ce sont bien ces deux-là. Sans compter qu’ils n’ont pas peur de ne plus exister comme culture, non plus. La culture française n’est pas en danger de disparaître et celle des Stazunis n’est pas en danger d’apparaître. Alors son explication ne tient pas la route.

Et puis, si l’anti-islamisme du peuple québécois est une conséquence de son insécurité culturelle, comment se fait-il qu’il n’a développé aucun anti-hindouisme ou aucun anti-bouddhisme, pour ne nommer que ceux-là? Serait-ce parce que les tenants de ces religions se contentent de pratiquer leur culte entre eux et ne cherchent pas à l’imposer directement ou indirectement à d’autres? Peut-être que l’anti-islamisme des Québécois provient du fait que, par le passé, ils ont eu à subir les abus d’une autre religion aux origines proche-orientales tout aussi intolérante et que, au tournant des années 1960, ils ont réussi à se débarrasser de son pouvoir délétère.

Finalement, il est fort probable que l’anti-islamisme des Québécois soit une intolérance de l’intolérance. En soi, je trouve que c’est une vertu.

Mais tout cela, ce ne sont que des hypothèses. Ce qui est une chose sûre, par contre, c’est que ce n’est pas parce qu’on est professeur d’université qu’on sait forcément de quoi on parle.

lundi 4 décembre 2017

Le pas de (garçon de) course


La gauche gauche

On dirait que, par les temps qui courent, tout le discours de la gauche se cristallise sur un thème – peut-être deux avec cette défense butée des droits religieux.

Le principal, en tout cas, est celui des droits des personnes ayant une orientation sexuelle autre qu’hétéro. Qu’il s’agisse de reconnaissance sociale, de droits au mariage ou à l’adoption, la gauche actuelle n’a d’yeux que pour ces minorités. C’est tout à fait correct en soi, étant donné qu’il va sans dire que toutes les personnes ont les mêmes droits, indépendamment de leur orientation sexuelle.

Mais il ne faut pas oublier non plus que la gauche doit se soucier de toutes les personnes qui composent la société. Où sont les interventions pour restaurer le filet social? Qu’en est-il de la reconstruction des programmes de santé, d’éducation et autres? Qu'est-il advenu du débat et du militantisme visant à réduire les inégalités, lesquelles touchent pratiquement toute la population?

Est-ce simplement une question de maladresse de la part des soi-disant progressistes? La gauche serait-elle gauche?

Ou n’est-ce pas plutôt qu’ils ont tout simplement jeté l’éponge, de peur de trop incommoder l’électorat? En effet, quiconque «brasse la cage» – comme on dit – dans nos sociétés bien-pensantes et entièrement tendues vers l’ultra-correction risque de se faire mal voir. Bref, la gauche serait-elle trop frileuse pour réclamer la justice haut et fort?

Gauche? Frileuse? Paresseuse?

Allez donc savoir.


dimanche 3 décembre 2017

samedi 2 décembre 2017

Michelle m'achale*



*Déformation du vieux français «chaloir» (préoccuper), voulant dire aujourd'hui où le terme est encore en usage «importuner».

vendredi 1 décembre 2017

Don de Don



Il a été annoncé en grande pompe que le président des Stazunis, M. Donald J. Trompe, allait donner son salaire du trimestre passé au secrétariat à la Santé, l’équivalent du ministère du même nom, afin de lutter contre la dépendance des Yankees aux opioïdes. C’est assez normal, d’ailleurs, étant donné que, depuis son accession au pouvoir, la population là-bas a beaucoup de douleur à réprimer.

De prime abord, on eût pu être justifié de demander de quel salaire il allait s’agir. De son salaire de président ou de celui de magnat international de l’immobilier? Déception de taille au Secrétariat, il s’agira seulement du quart de son salaire annuel de président.

D’ailleurs, comme M. Trompe a la réputation de ne pas allonger le fric à ses fournisseurs, il ne serait pas étonnant que le versement ne soit pas fait avant la fin de son mandat, laquelle pourrait survenir beaucoup plus tôt qu’on pense...

mercredi 29 novembre 2017

Le poisson du crocodile



La scène était extrêmement touchante, à la chambre des communes, l’équivalent du parlement à Tawa. Le fils de Pierre Elliott Trudeau en a mis plusieurs couches lorsqu’il a présenté des excuses à la communauté LGBTQ2. (Étant donné que, chaque fois qu’on lit le sigle, un nouveau caractère s’est ajouté, il est désormais plus simple de définir ce groupe comme étant les personnes non strictement hétérosexuelles [PNSH].)

Le discours était empreint d’une si grande solennité que le principal intéressé a même versé des larmes tandis qu’il débitait son texte, lui qui peut parler des exactions de ses alliés avec le sourire. Quel grand sensible, quand même!

Quant au discours à proprement parler, pas moins de 12 fois, le fils de Pierre Elliott Trudeau a-t-il prononcé le mot «sorry» et, afin de montrer qu’il regrettait plus que sincèrement la gravité des actes qui avaient été portés aux dépens de la communauté PNSH, il a même proféré un «désolé». Alors, on a tout de suite compris à quel point c’était grave s’il devait, en plus, s’exprimer en français.

Entre autres manquements, le premier ministre cAnadien a mentionné que la fonction publique, l’armée et la Gendarmerie royale avaient «espionné leurs propres membres». C’était effectivement répréhensible. Est-ce à dire, alors, que le gouvernement fédéral va maintenant présenter des excuses aux souverainistes et aux syndicalistes, bref à tous ceux qu’il a espionnés dans le passé et encore aujourd’hui?

Mais les excuses ne resteront pas lettre morte. Bien au contraire, le gouvernement entend compenser financièrement la communauté PNSH en réparation des dommages subis. C’est une très bonne chose et fort honnête de sa part. Est-ce à dire que les peuples autochtones pourront eux aussi profiter de ces dispositions si probes?

Au vrai, il faut dire que ce genre d’«excuses» ne change strictement rien à la mainmise politique, socioéconomique ou ethnique du fédéralisme cAnadien. Bref, il ne coûte pas grand-chose de noyer le poisson dans des larmes de crocodile.

mardi 28 novembre 2017

Apartheid de ça?



Il est toujours essentiel pour les médias de trouver sans cesse de nouvelles minorités persécutées et, le temps d’une ou de deux saisons, monter en épingle leur sort peu enviable, tout en diabolisant les responsables de leur malheur.

Au fil des ans, on n’a plus compté les récipiendaires du trophée de la persécution, utilisant parfois leur situation pour lancer des interventions militaires au bénéfice exclusif de l’empire. À peu près n’importe qui peut faire l'affaire. À preuve, on s’est fait servir les Croates, les Bosniaques, les Kosovars; on a eu droit aussi aux Géorgiens et aux Ukrainiens, particulièrement ceux de Crimée; on ne compte plus les Africains, surtout ceux qui se sont trouvés persécutés par des islamistes ou par Mouammar Khadafi. Bref, la liste est longue et – on en a un peu beaucoup l’impression – elle va continuer à s’allonger jusqu’à ce que tout le monde soit passé à la casserole.

En ce moment, les regards sont braqués sur la Birmanie – dont le vrai nom est Myanmar – où  les Rohingyas sont persécutés. Il s’agit d’une minorité musulmane – ça nous change un peu que les médias nous les présentent en victimes – à laquelle s’en prennent les bouddhistes de ce pays. Si, si, les bouddhistes; vous savez, ceux qu’on nous vante toujours comme de farouches pacifistes quand il s’agit de nous ramener la question tibétaine sous les feux de la rampe pour embêter les Chinois.

Quand je vous disais que ce genre de discours est là pour favoriser les intérêts de l’empire…

Bref, le bon pape Frenchie Un est présentement en visite au Myanmar. Il paraît qu’il y a des catholiques dans ce pays et tous les quatre étaient à l’aéroport pour accueillir le souverain pontife. Comme Frenchie n’avait pas l’impression d’être en position de force, il a consciencieusement évité de prononcer le mot de «Rohingya», lequel est en quelque sorte tabou dans le pays. Il s’est contenté de vaguement en appeler au respect des droits de l’homme. Et il l’a fait devant Aung San Suu Kyi, cette militante qui avait été réprimée par le pouvoir militaire et qui est pratiquement la chef du gouvernement actuel. En d’autres termes, c’est elle maintenant qui réprime les autres.

On ne donne pas le prix Nobel de la paix à n’importe qui, quand même!

En fin de compte, lors de la visite de Frenchie, tout le monde marche sur des œufs en tentant de ne pas se marcher sur les pieds. C’est comme ça qu’on doit louvoyer lorsqu’il s’agit de défendre des minorités opprimées, sans le faire vraiment, juste pour se donner bonne conscience.

Mais vous vous demandez sûrement pourquoi tant insister sur une seule minorité à la fois, quitte à en changer constamment. Certains pourraient croire qu’il y a là un effet de mode ou, pire, qu’on cherche à nous distraire. Un peu comme si cela servait mieux les intérêts de l’empire – ou d’un de ses alliés –  de masquer un apartheid avec un autre.




lundi 27 novembre 2017

Ti-Jean craignant

Pour ceux qui ont la chance de l'avoir oublié: ci-dessus, John James Charest ex-premier sinistre du Québec.