lundi 23 octobre 2017

dimanche 22 octobre 2017

Du calme!



Le maire Coderre, toujours aussi élégant dans son uniforme de baseball qui lui va comme un gant.

jeudi 19 octobre 2017

Les empires ne sont bons que dans leur propagande



Combien de fois a-t-on entendu à quel point l’empire britannique a été un vecteur de civilisation sur toute la planète? Ne disait-on d’ailleurs pas que «le soleil ne s’y couchait jamais»? Merveilleux empire qui a si bien aidé le Québec à se développer qu’une partie de vers est devenue sa devise: «Je me souviens que je suis né sous le lys, mais que j’ai grandi sous la rose»; la rose étant la fleur emblème de l’Angleterre. Combien d’autres nations pourraient en dire du pareil?

Tout cela est fort connu, mais ce qui l’est nettement moins, c’est que cet empire a perpétré les pires atrocités pendant le siècle et demi où il a été à son apogée. Toutes les exactions, tous les pillages, tous les massacres et toutes les détentions arbitraires qu’il a commis, cependant, ont été prestement occultés de l’histoire. D’abord, par les administrateurs impériaux eux-mêmes qui ont systématiquement soustrait à l’attention les documents compromettants, en particulier à l’époque où l’empire s’est trouvé en pleine désagrégation. Un tel comportement prouvant que le gouvernement britannique et sa couronne n’avaient pas la conscience tranquille. Ensuite, par les historiens qui ont préféré maquiller les faits afin d’attribuer à leur champion le beau rôle.

Paradoxalement, aujourd’hui, nous en savons plus sur les camps de concentration soviétiques, lesquels étaient dissimulés loin derrière le rideau de fer, que nous n’en avons jamais su sur ceux qui ont essaimé partout dans l’empire ensoleillé. Oui, ce soleil-là a projeté sur la poussière du sol imbibée de larmes l’ombre des barbelés, depuis l’Océanie jusqu’à l’Afrique, sans oublier bien sûr l’Asie.

À l’heure actuelle, les crimes britanniques restent méconnus, sinon dans certains milieux. Mais les mémoires reviennent à la surface et s’il est de bon ton de revenir sans cesse sur les «crimes du communisme», par exemple, il serait tout aussi opportun – voire davantage – de commencer à parler de ceux des Anglo-saxons.

Et surtout, n’oublions pas que le CAnada est l’héritier direct de l’empire britannique. Mais, bien entendu, il n’a aucune responsabilité là-dedans.

N’importe quel Autochtone vous le dira.





mercredi 18 octobre 2017

Dur, dur Maduro



Le président du Venezuela, M. Nicolas Maduro, s’est exprimé dernièrement avec une rare dureté. Jetant au vent les principes du langage diplomatique, il a commenté en termes assez tranchés la remise en question par le gouvernement du CAnada des résultats des récentes élections régionales où il a remporté une nette victoire.

Comme notre vaste salle de rédaction le mentionnait hier, il ne faisait pas de doute que ce succès électoral allait être présenté comme marqué par de nombreuses irrégularités. Notre service spécialisé dans la politique internationale, cependant, n’avait pas prévu que ce serait le gouvernement cAnadien qui mènerait la charge.

La réaction vénézuélienne ne s’est pas fait attendre. Dans une diatribe à la verdeur assez peu caractéristique, M. Maduro a déclaré qu’il n’avait «rien à foutre» de ce que dit le CAnada, dont il a dénoncé l’insolence dans ce dossier. Là où sa sortie a pris un tour dangereux, c’est lorsqu’il a affirmé que le gouvernement de Tawa était «stupide».

Cette affirmation est tout à fait inappropriée, selon nous. En effet, il est extrêmement déplorable qu’un pays trahisse ainsi sur la scène internationale les secrets d’État d’un autre.

Et puis, je ne savais pas que M. Maduro connaissait si bien le fils de Pierre Elliott Trudeau.

mardi 17 octobre 2017

Venez-y, là!



Pendant combien de semaines, sinon de mois, a-t-on entendu parler de la dictature vénézuélienne? Combien de fois s’est-on fait rebattre les oreilles avec l’idée reçue des médias conventionnels que le régime en place dans ce pays d’Amérique du Sud était désormais dictatorial et était contesté par la population? Je ne saurais dire, puisque la «presstitude» a tellement bêlé dans ce registre qu’il m’eût fallu passer 48 heures par jour pour prendre connaissance du tout; peut-être même plus.

Le discours était simple: le peuple du Venezuela n’en pouvait plus du chavisme et du gouvernement de Nicolas Maduro. Il était descendu dans la rue pour renverser le président et restaurer la démocratie dans le pays. On avait ainsi vu, au bulletin de nouvelles, quantité de manifestations sans que l’on sache exactement – car les services de presse avaient malencontreusement négligé de le mentionner – si elles appuyaient ou contestaient le régime.

Le 15 octobre dernier, une vaste consultation populaire s’est déroulée dans tout le pays sous la forme d’élections régionales. Nous avons ainsi appris des faits importants, comme par exemple que le Venezuela comporte 23 États régionaux et que – ô surprise! – 17 de ces États ont voté en faveur de la gauche bolivarienne. En d’autres termes, le peuple a voté pour le chavisme et pour le président Maduro. Une victoire populaire incontestable et qui, n’en doutez pas un instant, sera sans doute présentée comme une forfaiture électorale.

C’est tout de même une gifle pour la droite qui accuse en ce moment le coup en silence, jusqu’à sa prochaine initiative visant à renverser illégalement Maduro. Amusant, d’ailleurs, que cette droite-là ne réussisse que dans ses projets subversifs. Confrontée à un processus authentiquement démocratique, elle subit presque toujours la défaite.

Bref, le Venezuela, c’est comme partout.

lundi 16 octobre 2017

J'imite Jagmeet


Noir déplaisir


* Si vous n'êtes pas déjà au courant, l'explication du brocard est ici.

dimanche 15 octobre 2017

Pris dans les taux

Il paraît que Pierre Reid, le directeur général des élections du Québec, comme beaucoup de ses collègues partout dans le monde, s’inquiète des taux de participation aux élections. De faibles qu’ils étaient, ils menacent de devenir anémiques lors des prochains scrutins municipaux.

Bien entendu, les commentateurs s’en donnent à cœur joie pour critiquer le manque de conscience politique de la population, son indifférence face à la chose publique ou sa désaffection générale.

Personne n’ose aborder le sujet sous un autre angle, car l’explication, alors, remettrait en question l’état présent de la culture politique et constituerait une condamnation implacable des orientations actuelles. Tout simplement, l’électeur moyen s’est lassé de voter pour des gens qui ne répondent pas à ses aspirations.

Voilà des années que, contraint de «voter stratégique», de «voter raisonnable», de «choisir le moins pire», cet électeur constate que, au final, il ne vote jamais pour lui-même. Dans les faits, les candidats qui se présentent – lorsqu’il ne s’agit pas de zigotos qui ne sont là que pour le spectacle – adoptent des prises de position qui se retrouvent toutes dans le même coin de l’éventail politique; c’est-à-dire en bas, à droite.

Comment s’étonner, dans de telles conditions, que chaque nouvelle trâlée d’élus, au municipal, au provincial ou au fédéral, accouchent toujours des mêmes politiques? Pis, par appuyer celles qu’ils avaient tant décriées depuis les bancs de l’opposition?

Or que reste-t-il à l’électeur moyen qui aspire seulement à la fin du conformisme aveugle en politique? Tout simplement, le jour du vote, il reste chez lui.

Au moins, comme ça, il lui reste la satisfaction de ne pas user ses semelles inutilement.

vendredi 13 octobre 2017

Table d'autre



À moins d’être un spécialiste de l’incurie chez autrui, vous n’avez peut-être pas remarqué que le gouvernement provincial, sous l’égide du très éclairé Philippe Couillard (le nom est marrant), a été remanié. Le premier ministre a donc décidé de rétrograder quelques petits incompétents et a tiré de l’anonymat quelques autres.

Une déception, tout de même, les gros incompétents, eux, sont restés à l’avant-scène; dans bien des cas, à leurs portefeuilles habituels. À cause de cela, l’opposition – on s’y attendait – a déploré un total manque de vision de la part du gouvernement. Ce qui a été un peu plus étonnant, c’est lorsque les médias dans leur ensemble ont exécuté un tir groupé en affirmant la même chose.

Il n’en fallait pas davantage pour piquer au vif l’excellent premier ministre que la bienveillante providence a condescendu à nous jeter dans les pattes. Drapé dans cette indignation légendaire dont il aime se couvrir – la barbe au-dessus, comme il se doit – aux grands moments de sa carrière politique, il a commis cette déclaration que l’on ne peut que reproduire dans sa totalité: «Qu'est-ce que vous voulez avoir, vous les médias? Vous voulez avoir une livre de chair, un peu de sang sur la table? C'est ça qui vous intéresse? Vous voulez avoir des drames humains? C'est ça qui vous excite un peu? Vous voulez avoir des beaux articles là-dessus?»

Du sang sur la table? Quel tragédien, ce cher Philippe, tout de même. Remplacer l’une ou l’autre de ces incompétentes sangsues qui handicapent l’administration du Québec sous sa gouverne ne s’apparente pas à une exécution physique, tant s’en faut. Et ça ne serait certainement pas un drame non plus, bien au contraire.

D’ailleurs, ce n’est pas du sang que l’on veut voir sur la table.

C’est la table que l’on ne veut plus voir du tout!


jeudi 12 octobre 2017

Chef pape



Le pape François Ier a la réputation d’être très sensible à la situation des détenus et en rencontre régulièrement, a-t-il été rapporté. C’est un beau sentiment, surtout que, avec le temps, ces dispositions lui permettront sans doute de revoir d’anciens collègues que les manœuvres discutables de l’Église protègent de moins en moins contre les accusations d’agressions sexuelles.

Dernièrement, à Bologne, ville réputée pour son saucisson, le pape devait rencontrer une vingtaine de détenus pour le repas de midi. Provisoirement hébergés dans un centre de détention à sécurité minimum, deux d’entre eux en ont profité pour s’enfuir.

Apparemment, la rumeur s’était répandue que le pape lui-même devait préparer la bouffe…

mercredi 11 octobre 2017

mardi 10 octobre 2017

Gros torchon



Le torchon couve – à défaut de brûler – entre le président des Stazunis, ce cher bon, gros, vieux et futé Donald Trompe, d’une part, et son ministre des Affaires étrangères (secrétaire d’État) Rex (tyrannosaurus) Tillerson, de l’autre. Les médias ont rapporté dernièrement que M. Tillerson avait parlé de son chef en termes assez flatteurs, tout compte fait, quand il l’avait traité de «crétin».

Évidemment, ce fut un déluge de dénis – assez peu convaincants, d’ailleurs – qui s’ensuivirent. Ce sacré Rex refusant de nier devant les journalistes qu’il avait effectivement prononcé ces paroles, affirmant qu’il ne s’abaisserait pas à commenter ce genre de trivialités. Une traduction libre de ces propos, en langage clair, équivaudrait à ceci: «Je l’ai dit, mais passons à autre chose.»

Même Donald a tweeté que son subordonné n’avait jamais proféré une telle chose. Mais, dans un entretien publié aujourd’hui dans le magazine Forbes, il ne semble plus aussi tranché. «Je pense que c’est une fausse information», tempère-t-il, déjà moins sûr de ce qu’il avance; ce qui n’est pas son style, d’ordinaire. Et, afin de fanfaronner, puisqu’il continue de pédaler dans la semoule, il n’a pas hésité à ajouter que: «Même s’il l’a dit, je pense qu’il faudra comparer nos tests de QI. Et je peux vous dire qui va gagner.»

On s’en doute un peu, nous aussi.

Décidément, ce cher, bon, gros, vieux et futé Donald devrait «penser» moins et – surtout! – le faire en silence.

lundi 9 octobre 2017

Suite sixteen

Peu de gens sont au courant, mais, aujourd’hui 9 octobre 2017, nous fêtons un anniversaire tout spécial. En effet, c’est à pareille date, mais en 2001, que le président yankee d’alors, le hautement gratifié sur le plan intellectuel George W. Bush, ouvrait les hostilités en Afghanistan.

Jusqu’alors, la plus longue guerre qu’avaient menée les Stazunis avait été celle du Vietnam. Évidemment, comme il est souvent ardu d’affirmer avec certitude quand une guerre se termine, il n’est pas toujours plus facile de déterminer quand elle commence. Or, on pourrait dire que celle du Vietnam, en autant que les Yankees soient concernés, commence en 1960 et se termine en 1973, avec le retrait de leurs troupes.

Ces 13 années furent marquées, sur le sol national, par des protestations de plus en plus fortes, de sorte que, les 3 dernières années de la présence yankee au Vietnam virent des manifestations de plus en plus fréquentes et importantes balayer les Stazunis. Une frange croissante de la population exprimant son ras-le-bol devant cet interminable conflit qu’il était devenu impossible de résoudre militairement.

De nos jours, force est de constater que la guerre en Afghanistan dure depuis 16 ans, battant ainsi haut la main l’ancien record de l’impérialisme yankee, en termes d’agression militaire. Mais la grande différence est que, cette fois, plus personne ne descend dans la rue pour exiger le retrait des troupes et la fin du conflit. Cette fois, les dirigeants ont trouvé une formule qui est acceptable aux yeux du public. D’abord, employer des mercenaires en grand nombre, ce qui permet de relativiser grandement les pertes militaires officielles. Ensuite, l’utilisation massive de drones pour mener des bavures en série, ce qui a le mérite d’éviter l’engagement de troupes au sol, limitant également les pertes de vies. Par contre, les civils afghans, eux, continuent de tomber comme des mouches. Mais ça, le public yankee – pas raciste pour deux sous – n’en a rien à cirer.

Ce chèque en blanc consenti par la population stazunienne demeure la cause première faisant en sorte que ce conflit s’étire dans le temps. Combien d’autres chandelles faudra-t-il ajouter sur le gâteau avant que cette guerre-là s’éteigne?

La suite dans 16 ans?

samedi 7 octobre 2017

Quelle boulette!


Vous saviez, vous, que notre bon et pondéré premier ministre provincial, nul autre que le mesuré et miséricordieux Philippe Couillard (le nom est marrant), avait été victime d’une effroyable agression armée de la part d’un manifestant?

J’avoue que, souvent en voyage sur ma planète, l’événement, remontant au mois de juin 2016, s’était déroulé hors de ma connaissance. À ce moment, à Morial, un hommage en mémoire des victimes de la tuerie d’Orlando avait attiré hors de sa tour d’ivoire notre clément premier ministre. Alors qu’il allait et venait librement au sein de la foule recueillie, entre ses nombreux gardes du corps – et quel corps! –, policiers, vigiles en civil et préposés au service d’ordre, une inqualifiable agression s’est alors produite.

Comme le compte rendu de l’époque le rapporte si adéquatement, un forcené a alors lancé «de toutes ses forces» un objet «non identifié» en direction du premier ministre, lequel a été atteint par le projectile. Aujourd’hui, au terme d’un procès où la Couronne a exigé une peine sévère envers ce crime qui a constitué «une atteinte directe à la démocratie», nous en avons appris un peu plus sur les circonstances dudit attentat.

[Permettez-moi de souligner, avant d’enchaîner, que j’avoue être resté interloqué, n’ayant jamais eu conscience que Philippe Couillard (le nom est marrant) incarnait l’idée démocratique, mais peut-être la procureure de la Couronne n’est-elle pas très au fait de la réalité dans laquelle elle baigne.]

L’intérêt du plaidoyer de culpabilité de l’infâme agresseur de la démocratie tient surtout à ce que les faits ont été finalement établis avec précision. Ainsi, l’arme utilisée lors de cette lâche attaque qui a tant miné notre droit de vote n’était rien de moins qu’une boulette de papier où étaient inscrites les revendications de l’odieux criminel. Le premier ministre avait reçu l’objet contondant en pleine poitrine, de sorte qu’il avait courageusement battu en retraite afin de démontrer qu’il ne craignait pas de manifester sa farouche résistance en faveur de la démocratie.

Ce Couillard, quand même, on peut dire qu’il a une sacrée paire de… Comment dit-on déjà?


vendredi 6 octobre 2017

Coderre hier


jeudi 5 octobre 2017

Échelle-moi pas!



Imaginez mon étonnement des plus extrêmes lorsque j’ai appris de la bouche d’un de ses porte-parole que l’armée cAnadienne déplorait que certains de ses membres fussent affiliés au groupe «identitaire» (c.-à-d.: fasciste) La Meute.

En effet, des soldats cAnadiens, en uniforme et en couleur par-dessus le marché, se sont affichés membres du groupe sur la page Facebook dite secrète de l’organisme.

Le bon sens cAnadien n’a fait qu’un tour et la réaction ne s’est pas fait attendre au bout de quelques semaines. Les responsables militaires ont servi un sévère avertissement aux troupes en déclarant que leur soldatesque n’avait pas à «avoir d’opinions personnelles qui vont à l’encontre de notre code de valeurs (sic) et d’éthique».

Alors, là, j’en suis resté tout baba. Chaque fois que j’ai vu des soldats cAnadiens se comporter au Québec comme en pays conquis à réprimer, j’ignorais totalement qu’ils avaient une échelle des valeurs, et encore moins un code d’éthique.

Plus j'apprends et moins je sais.