vendredi 17 novembre 2017

Jackpot!

Tout d’abord, je me dois d’insister sur un point: je ne suis pas un grand fan de Gilbert Sicotte. Il n’est pas, à mes yeux tout au moins, ce que la colonie artistique a produit de meilleur comme comédien. Cependant, comme tous les domaines ont des points communs, c’est à des gens comme lui auxquels on fait appel pour enseigner leur art; les autres, en toute logique, étant retenus par ailleurs.

Si les choses se passent comme dans les universités, ceux qui dispensent le savoir ne sont que rarement bons pédagogues dans les conservatoires. Une fois le diplôme décroché, c’est au contact de la réalité que le novice apprendra véritablement son métier.

C’est partout pareil.

Or, dernièrement, Gilbert Sicotte s’est retrouvé à l’avant-scène (sans jeu de mots) de l’actualité. En effet, l’acteur et professeur a été suspendu par la direction du Conservatoire d’art dramatique pour – tenez-vous bien – abus de pouvoir. En effet, une de ses étudiantes, Mme Ksenia Sysolyatina, a porté plainte à son endroit, car l’attitude de M. Sicotte était excessivement autoritaire, selon elle. Ce dernier aurait même dit à Mme Sysolyatina, semble-t-il sous le coup de la colère: «Tu sais que tu as le droit de t’en aller et que personne ne va te retenir ici.»

Apparemment, M. Sicotte, à tort ou à raison, émettait ainsi quelques doutes quant au talent de son élève. Il aurait, dit-on, eu des emportements à l’endroit d’autres personnes également, lesquelles ont préféré dénoncer sous le couvert de l’anonymat.

J’espère que Mme Sysolyatina aura la possibilité d’entamer – et de gagner – des poursuites contre M. Sicotte et, peut-être, le Conservatoire. Si c’est le cas, je vais décrocher le pactole!

Je ne compte plus le nombre de fois où des employeurs m’ont lancé à la gueule: «Si ça ne fait pas ton affaire, fiche le camp!»

Je savais bien bien que, un jour ou l’autre, la rectitude politique finirait par en arriver à un tel degré d’outrance qu’elle s’avérerait payante.

mercredi 15 novembre 2017

Ça sent les élections!



Fidèle à son ton coutumier, le ministre des Finances du Québec, M. Carlos Listao, s’apprête à déposer un budget devant l’Assemblée nationale.

Cette fois, il eût été plus indiqué de le faire le 24 ou le 25 décembre, car ce cher et bon ministre, dont la famille a fui l’épouvantable régime démocratique qui s’était installé au Portugal en 1974, a décidé de «faire des cadeaux». En effet, ce sont pas moins de 1 milliard de dollars de baisses d’impôt que le ministre promet; et, cette fois, pas seulement à une société multinationale, mais bien à tous les Québécois. Ce qui revient à moins de 134 $ par tête de pipe.

Or, comme l’exercice de planification fiscale a lieu justement le 21 novembre, on ne peut que noter qu’il arrive à point nommé. En effet, immédiatement après, s’ouvrira le congrès du Parti libéral du Québec (PLiQ), de sorte que les militants auront ainsi tout le loisir de se flatter mutuellement leur rond petit bedon.

Le reste de la population sera-t-elle aussi dithyrambique? Rien n’est moins sûr, puisque ce milliard qui sera ainsi indirectement redistribué sera puisé à même la réserve que s’est constituée ce gouvernement à coup d’austérité, comme on sait. Bref, le bon ministre ne fait que rendre à la population une partie – et une partie seulement – de ce qu’il lui a arraché au fil des années précédentes.

Si je puis me permettre un conseil, c’est d’en profiter d’ici aux élections. Quelque chose me dit que, en cas de réélection du PLiQ, il ne vous en restera pas beaucoup lors du budget suivant.

Mais, là, c’est vous qui voyez.

Comme d’hab’.

lundi 13 novembre 2017

vendredi 10 novembre 2017

La force de la démocratie



L’expérience catalane met en lumière les travers des régimes dits «démocratiques». En effet, un référendum ayant exprimé, à hauteur de 90%, le désir de la population de la région de devenir une nation souveraine a été ignoré.

Bien pis, ce référendum n’est pas seulement resté lettre morte auprès du gouvernement central. Madrid a lancé une série de mesures répressives pendant et après le scrutin. Interventions policières musclées afin d’empêcher le vote et, aujourd’hui, une série de rafles et d’incarcérations, tant en Espagne qu’à l’étranger.

Toute une classe politique indépendantiste se retrouve en ce moment à l’ombre et sous la menace de sentences très lourdes au motif de «sédition», de «rébellion», voire même de «haute trahison». La répression s’est abattue avec la lourdeur coutumière, celle-là même à laquelle nous sommes habitués de la part de dictatures tiers-mondistes, généralement indéfectiblement soutenues par les Stazunis.

Cela doit faire réfléchir n’importe quelle minorité qui aspire à l’indépendance. Le chemin démocratique vers cet objectif est sans issue. Glisser de petits bouts de papier dans des boîtes en carton ne changera rien à l’ordre établi, sinon inciter ce dernier à s’«établir» plus solidement et avec des moyens qui n’ont rien de démocratique. Bref, quel que soit le système, il se maintient toujours en bout de ligne par la force.

Que ceux qui aspirent à la liberté sachent que la force finit toujours par avoir le droit pour elle.

Bois clair


mercredi 8 novembre 2017

Stephen ta yeule


mardi 7 novembre 2017

Cent ans



Pote en ciel



Qu’est-ce qu’Alison Hewson, Charles Philip Arthur George Windsor, prince de Galles, et le fils de Pierre Elliot Trudeau ont en commun? Ils sont tous trois des proches – pour ne pas dire des potes –, respectivement, de Bono, d’Elizabeth II et de Stephen Bronfman. Qu’est-ce que ces trois-là ont en commun? Ils ont tous eu recours à de l’évasion fiscale, s’il faut en croire les «Paradise Papers» diffusés dernièrement. Ces documents font état des avoirs placés dans des paradis fiscaux par des personnalités connues.

Bien évidemment, les quidams mentionnés ci-dessus ne sont pas les seuls – et de loin – à s’adonner à ce genre de pratique hautement discutable. Car ce à quoi servent les paradis fiscaux, et à rien d’autre, c’est de se soustraire à ses obligations citoyennes. Alors, quand de grands philanthropes, comme Bono, ou des chefs d’État, comme Elizabeth II pour ne nommer qu’elle, viennent nous faire la leçon sur l’importance du partage et de l’entraide, j’aimerais qu’ils commencent par faire le ménage de leur cour.

Remarquez, pour eux, «faire le ménage» consiste surtout à effacer les traces de leur prévarication – car c’est bien de cela qu’il s’agit –, de sorte que certains ex-politiciens ou des juristes, par exemple, peuvent toujours affronter les micros en affirmant haut et fort qu’ils n’ont jamais eu recours à de si basses pratiques. Jusqu’à ce qu’on les prenne, éventuellement, la main dans le tiroir-caisse.

La prochaine fois qu’on remettra en question votre générosité humanitaire ou votre conscience sociale, surtout si cette critique provient de l’une ou l’autre de nos soi-disant «élites», n’hésitez pas à répondre que vous, au moins, vous payez vos impôts.

Pour elles, cela n’est qu’une potentialité évitable.

lundi 6 novembre 2017

Faciès fessier


* «Cette ressemblance avec une autre partie de son anatomie tient probablement à l'orifice!»

Peuple ingrat!

C’est avec une profonde émotion que, en ce triste matin de novembre, nous avons pris connaissance de la défaite électorale de not’ bon maire, Denis «de poule» Coderre. Nous voici maintenant tous un peu orphelins. Que notre sort nous cause quelque inquiétude devant l’inconnu qui se dresse devant nous, quoi de plus normal? Mais, au moins, il est une consolation qui point au sein de notre désarroi: Denis n’est pas parti à tout jamais. Tout comme cela s’est passé lorsqu’il a cessé d’être petit ministre à Tawa, ou qu’il fut évincé de la candidature de la circonscription d’Outremont par son propre parti, les médias vont sûrement – et dans pas longtemps – nous l’enfoncer une fois de plus au fond de la gorge.

Entre-temps, nous aurons en mémoire tous ses hauts faits, dont le plus récent, la fameuse course de chars électriques. Qui se souvient du gagnant de cette compétition de Formule E? Personne.

Par contre, maintenant, on connaît le nom du perdant.

Vois-y, Valérie!

dimanche 5 novembre 2017

samedi 4 novembre 2017

Ti-Gilles et les boules à mites



N’allez pas penser que Denis n’était pas content. Il était tout remonté de pouvoir faire grimper sur la tribune le hazbinne Gilles Duceppe qui venait valider le vote voulant virtuellement veiller à la réélection de M. Coderre à la mairie de Montréal.

Est-ce que Ti-Gilles s’est fait promettre un poste d’assistant sous-secrétaire adjoint auxiliaire au maire de Montréal? A-t-il agi selon sa profonde conviction politique? Toujours est-il que ce «souverainiste convaincu» appuie absolument mon pote Denis «de poule» Coderre, ancien petit ministre libéral d’un autre âge, mais pas assez bon pour être député d’Outremont.

Il est vrai que, depuis Adrien Meunier, il n’est pas usuel de voir autre chose qu’un bon libéral – fédéral ou provincial, peu importe – poser son auguste séant dans le siège du premier magistrat de la ville de Morial. Sans doute, homme attaché aux inébranlables traditions, l’ex-chef du Bloc québécois a-t-il voulu poursuivre dans cette belle lancée qui nous a tous tellement bien servis dans le passé.

Et puis, Ti-Gilles avait l’air en forme. Il est vrai que rien ne vaut un bon bol d’air pour redonner des couleurs quand on sort des boules à mites après un long moment. Sans compter qu’on a tous été vachement contents d’apprendre qu’il était encore en forme.

Physique, en tout cas…