lundi 29 mai 2017

Cher Scheer

L'interminable course à la chefferie du Parti conservateur du CAnada – l'autre Parti libéral, quoi – s'est enfin terminée, cette fin de semaine. Si le processus visant à trouver un digne remplaçant à Stephen Harper n'aura somme toute suscité qu'un intérêt bien relatif, voire une indifférence plus ou moins dissimulée, on ne peut en dire autant de sa conclusion.

À l'origine, il y avait 13 aspirants pour le poste. C'était un peu beaucoup, mais quand on cherche à assurer son avenir politique afin se vendre au plus offrant, il est avantageux de pouvoir indiquer sur son curriculum vitae qu'on a été candidat à la chefferie d'un des plus importants partis politiques cAnadiens.

Bref, 13 aspirants parmi lesquels on trouvait un peu de tout. Des faces de carême, comme Steven Blaney et des clowns se trouvant hilarants, comme… Steven Blaney. Il y avait aussi tout un lot de figurants plus ternes les uns que les autres et dont l'histoire n'a pas retenu le nom. Sans oublier celui ou celle qui aurait pu faire un bon chef, mais pour qui personne n'a voté. Et enfin, le favori, exemple parfait de ceux qui ont tant de succès en politique par les temps qui courent, nul autre que le célèbre Maxime Bernier.

Ladite course avait bien entendu son favori, le susmentionné Bernier, lequel a mené à la fois dans les sondages et au cours des 12 premiers votes qui émaillèrent ce long et fastidieux processus de sélection. Finalement, au treizième vote, déjouant les attentes et les pronostics, ce fut Andrew Scheer qui remporta la victoire avec une très courte marge de 1 %.

Mais la démocratie, c'est la démocratie, partout au monde sauf dans le cas de référendums québécois, de sorte que la règle du 50 % plus un a prévalu et que Maxime Bernier, contre toute attente a échoué à se faire élire. Parions que les membres du Parti conservateur doivent en ce moment pousser un soupir de soulagement puisqu'ils ont eu la prescience de ne pas retenir pour les mener le tarlais de service.

Enfin, pas celui-là…

dimanche 28 mai 2017

Nos beaux maîtres

Emmanuel Macron et le fils de Pierre Elliott Trudeau
que les médias rêvent de voir devenir de bons amis
(hum! hum!).


Avez-vous remarqué que le personnel politique actuel – quel que soit le pays, d'ailleurs – tend à tomber dans l'une de deux catégories.

La première, c'est celle des chefs d'État ou de gouvernement gros, bêtes et méchants. Ici, les exemples ne manquent pas, qu'il s'agisse des Stazunis, de la Pologne ou de la Russie.

La seconde, c'est celle des jeunes cadres dynamiques. Alors, là, les exemples commencent à affluer. L'un des premiers a été le fils de Pierre Elliott Trudeau qui, en tant que premier ministre du CAnada, a lancé la tendance. Le dernier en date n'est nul autre qu'Emmanuel Macron qui est devenu, récemment, président de la République française avant même d'avoir fêté ses 40 ans (Macron, pas la République).

Quels sont les traits distinctifs de ces leaders modernes? Tout d'abord, ils se doivent d'être jeunes et beaux; photogéniques, à tout le moins. Ensuite, il leur faut absolument pouvoir compter sur des contacts dans le monde des communications qui vont mousser leur image auprès du bon peuple. Aussi, il leur faut à tout prix se confiner dans les lieux communs; pas de prises de position tranchées, surtout. Ils optent la plupart du temps, en campagne et lorsque les circonstances le permettent, pour des opinions populaires et hautement morales, quitte à les fouler au pied lorsque les intérêts de ceux qui les ont placés au pouvoir l'exigent. Enfin, si une expérience en politique, en affaires ou dans tout autre domaine pertinent peut s'avérer utile, elle n'est pas nécessaire, et de loin. Le meilleur exemple est sans conteste celui du fils de Pierre Elliott Trudeau qui n'a jamais rien ciré de toute sa vie et qui s'est retrouvé, grâce à sa jolie petite gueule, à la tête du gouvernement.

Un programme? Du talent? Des connaissances? De l'expérience? Des accomplissements? Poids morts que tout cela! Car ils risquent de nuire à l'image.

Au moins, là-dessus, les jeunes cadres dynamiques et les gros bêtas méchants ont quelque chose en commun.

vendredi 26 mai 2017

jeudi 25 mai 2017

Le vrai PPP



On s'approche, au Québec, de la date (juillet 2018) à laquelle on pourra se procurer – en toute légalité – de la marijuana à des fins récréatives. Fini le temps où cette substance se vendait sous le manteau; désormais, elle se vendra par-dessus le comptoir.

Mais tout est là: le comptoir de qui? On sait que la vente de l'herbe bleue représentera une source de revenus importante. Évidemment, puisque les coffres de l'État sont toujours aussi désespérément vides – les subventions aux grandes entreprises et les paradis fiscaux, vous comprenez –, tout le monde s'attendait à ce que le gouvernement provincial s'arroge un monopole d'État, comme il l'a fait pour l'alcool.

Remarquez, je doute que cela aurait fait baisser le prix du pot; mais peut-être celui du vin… Et peut-être que certains services publics réduits à l'étisie eussent pu bénéficier de cette manne.

Eh bien non. Cette solution a été écartée par le bon gouvernement néolibéral de M. Philippe Couillard (le nom est marrant), lequel ne veut absolument pas d'un autre monopole d'État. En effet, ce dernier risquerait de nuire au graissage de patte des amis du régime lesquels, en ce moment, flairent à juste titre une manne colossale qui leur sera remise sur un plateau d'argent grâce à l'éternelle complaisance empressée des décideurs du Parti libéral du Québec (PLiQ).

Bref, le gouvernement continue de se refuser des sources de financement afin, sans doute, de pouvoir se plaindre de son manque d'argent. Il est vrai que cela lui donne une bonne excuse pour se défausser de ses responsabilité, surtout sur le plan social.

Au fond, c'est peut-être ça, le Partenariat Public Privé: c'est quand le secteur public se prive.

mercredi 24 mai 2017

mardi 23 mai 2017

Le grand «Ouf!»



Comme on sait, la grande perspicacité de l'électeur moyen fait en sorte que, par les temps qui courent, le Parti libéral du Québec (PLiQ) peut accumuler les bourdes, les preuves d'incompétence et les signes de corruption sans que cela remette en question sa réélection.

Il y a de quoi s'arracher les cheveux au sein des partis d'opposition, dont certains cherchent quelque moyen afin de déboulonner un gouvernement qui trouve le moyen, dans chaque dossier, d'être impuissant – voire nuisible – en autant que les intérêts du Québec soient concernés.

Le dernier recours en date a été une initiative de Jean-François Lisée, chef du Parti québécois, qui a tendu la main à la succursale provinciale du Nouveau Party Democratic, nommément Québec Solidaire – ils ont adopté la même couleur, d'ailleurs – afin de conclure, sinon une alliance, tout au moins un «pacte de non agression». Comme on pouvait s'y attendre de la part d'un parti secrètement fédéraliste, il était hors de question de s'allier de quelque façon que ce soit à un parti secrètement souverainiste. Bref, à son récent congrès, la proposition d'alliance avec le Parti québécois a été rejetée par le Québec Solidaire Party du revers de la main, cette dernière étant gonflée d'outrecuidance pour l'occasion.

Le premier ministre du Québec, le très PLiQ Philippe Couillard (le nom est marrant), a sans doute poussé un soupir de soulagement, cette décision lui assurant une majorité lors des prochaines élections.

Question d'encourager ses collègues fédéralistes dans cette bonne voie, sans doute, il a déclaré comprendre cette décision. Cela n'a rien d'étonnant de la part de quelqu'un qui a les idées si larges et qui est si tolérant dans tout.

Il a probablement acquis sa grande ouverture d'esprit à l'époque où il travaillait en Arabie saoudite.

vendredi 19 mai 2017

Lou Skannen en vacances


mercredi 17 mai 2017

Lou Skannen en vacances


lundi 15 mai 2017

Lou Skannen en vacances


samedi 13 mai 2017

Lou Skannen en vacances


mercredi 10 mai 2017

Lou Skannen en vacances


lundi 8 mai 2017

Lou Skannen en vacances


jeudi 4 mai 2017

Lou Skannen en vacances


lundi 1 mai 2017

Lou Skannen en vacances


samedi 29 avril 2017

Lou Skannen en vacances


mercredi 26 avril 2017

mardi 25 avril 2017

L'important, c'est de participer



Ce qu'il y a de bien avec le sport professionnel, c'est qu'il s'agit d'une activité qui génère des millions de dollars. Cela explique pourquoi les élites financières se précipitent dans des projets visant à implanter des équipes dans leur ville, et deux ou trois fois plutôt qu'une.

Comme on sait, les bourgeois excluent toute ingérence des gouvernements – fussent-ils bassement municipaux – dans leurs affaires. «L'État n'a pas à se mêler de business», est le leitmotiv incontournable de notre belle époque capitaliste sauvage «mur-à-mur». Aussi, les paliers de gouvernement sont-ils toujours tellement fiers de pouvoir affirmer qu'ils ne subventionnent pas le sport professionnel. Cela, n'est-ce pas, serait doublement immoral: à la fois sur le plan de l'ingérence et sur celui plus discutable encore de la contribution immodérée à des gens depuis fort longtemps pleins aux as.

Du moins, c'est ce qu'on vous raconte régulièrement, et que vous choisissez de croire. Tout au moins jusqu'à ce que l'évidence à l'effet du contraire vous jaillisse en plein visage, comme aujourd'hui, alors qu'on «apprend» que les taxes foncières de deux des équipes de sport professionnel montréalaises ont chuté d'environ 25 %.

D'une part, comme il n'y en a pas une des deux qui a remporté un championnat depuis un sacré bout, cela représente en quelque sorte un incitatif à l'incompétence. C'est comme si votre patron vous accordait un bonus parce que vous ne faites pas votre boulot correctement. De l'autre, il s'agit d'une subvention indirecte, car qui croyez-vous devra allonger le fric pour combler ce manque à gagner dans les coffres municipaux? C'est vous!

On sait que l'administration de Denis «de poule» Coderre se décarcasse pour ramener à Montréal une équipe de baseball, dont personne ne voulait depuis la fin des années 1990, à grands renfort d'un stade dont on vous refilera la facture. Ça ne fera qu'alourdir le fardeau que représentent en permanence ces millionnaires du sport, alors que tant d'autres dossiers exigeraient une attention – et des ressources – prioritaire.

Comme disait Pierre de Coubertin, l'important c'est de participer… à l'effort financier.



lundi 24 avril 2017

Dilemme au Pentagone

 

dimanche 23 avril 2017

Affres-ghanistan


samedi 22 avril 2017

CApitaine CAnada


jeudi 20 avril 2017

Les méfaits de la drogue



Qu'arrivera-t-il si le bon maire Denis «de poule» Coderre profite de la légalisation de la marijuana? Le risque est grand que son cerveau se mette à réfléchir*!


*Blague empruntée au groupe d'humoristes Les Cyniques

Bernier aux champs


Maxime Berné se mêle de critiquer le système de la gestion de l'offre qui a profité aux agriculteurs québécois au fil des ans. Tout ce qui dévie de la sempiternelle loi du marché lui apparaît comme inique et injuste. Alors, évidemment, un système qui protège les agriculteurs d'ici contre ceux de là-bas ne peut que lui être désagréable.

Le voici tout d'un coup propulsé de l'état d'expert en «Jos Louis» à celui de gentleman agronome. C'est la version Maxime aux champs, en quelque sorte.

Ça ne le change guère, lui qui est toujours dans le champ...


mardi 18 avril 2017

Trompe de guerre et «Obamacare»



Donald Trompe, le président des Stazunis, a vu sa cote de popularité grimper en flèche depuis qu'il a décidé de bombarder la Syrie et qu'il s'est mis en tête de «mater» la Corée du Nord.

On se souvient que, vers la fin mars, ses appuis au sein de la population avaient chuté à environ 35 %; du jamais vu si tôt dans un mandat présidentiel. Cependant, le goût de la guerre est tellement profondément ancré dans ce pays qu'il a suffi de faire exploser quelques ogives conventionnelles et de menacer l'Orient d'une conflagration nucléaire pour que le public yankee retrouve confiance en son président dont la cote a grimpé à 50 % d'approbation, depuis.

Décidément, il faudrait que le peuple stazunien se sorte la tête de ses westerns pour finir par comprendre que tout ne peut se régler à coups de flingue et que le fait de se balader avec des armes n'apporte pas la paix, bien au contraire. On pourrait cependant conserver en mémoire l'allégorie du western pour faire remarquer aux ignares des Stazunis que ce n'est jamais le «bon» qui dégaine en premier. Mais à vrai dire, je ne suis pas vraiment étonné que ce même public yankee n'arrive pas à comprendre la symbolique primaire de son propre folklore.

C'est pourquoi je ne suis pas vraiment étonné non plus de constater qu'il ne comprend pas davantage que les vents dominants, au-dessus de l'océan Pacifique, vont d'ouest en est; et que, si l'Orient se couvre de champignons atomiques, les radiations vont finir par se déposer gentiment sur la bordure ouest du continent nord-américain.

Là, les gros ignares auront vraiment besoin de leur «Obamacare»!

lundi 17 avril 2017

Le peuple


Ce qu'il y a de bien, avec la démocratie, c'est qu'on peut toujours compter sur l'opinion publique pour prendre la mauvaise décision. Il en va ainsi non seulement chez nous, mais également à l'étranger, ce qui est en quelque sorte rassurant: tous les ignares ne sont pas concentrés ici. Il est vrai que l'opinion publique est très facilement malléable, mais tout de même elle pourrait s'avérer un peu plus coriace quand vient le temps de se tirer dans le pied.

J'en veux pour preuve le référendum – encore un! – qui vient d'être tenu en Turquie. Là-bas, le président Recep Tayyep Erdogan a voulu se faire attribuer de plus larges pouvoirs afin d'instaurer un gouvernement personnel quasi dictatorial au motif de vouloir garantir la sécurité. On sait qu'un putsch militaire bâclé avait échoué, récemment, et permis à M. Erdogan d'exercer une répression contre toute forme d'opposition, même celle qui avait condamné ledit putsch.

Bref, ce dimanche le peuple turc est passé aux urnes et a accepté les réformes constitutionnelles proposées par son président, lequel a maintenant les mains pratiquement libres pour entreprendre n'importe quoi. Prochaine étape? Le rétablissement de la peine de mort. Oui, parce que, avec toutes ces arrestations, les prisons doivent déborder. Alors pour le bien-être des détenus, il faudra sans doute y faire de la place.

Comment être en désaccord avec cette réplique d'un personnage de télésérie qui avait dit, dans Les rois maudits: «J'aime beaucoup le peuple. On peut lui demander ce qu'on veut et, une fois qu'on l'a obtenu, on ne lui doit rien en retour»?

À part peut-être quelques bons coups de bâton afin de le tenir dans le droit chemin; pour ne pas dire le chemin à droite.




samedi 15 avril 2017

Maudite drogue!



Bonne chronique de la part de Josée Legault, hier, alors qu'elle résume les interrogations liées à la légalisation de la marijuana, sans manquer de souligner au passage le manque de prévoyance des paliers de gouvernement dans ce dossier.

Qui se chargera de la distribution? Qui empochera les profits? Et surtout qui aura droit d'en acheter? Car une des questions les plus délicates demeure l'âge des consommateurs de cette drogue dite douce.

Effectivement, les effets du THC – l'agent actif du pot – sur le développement du cerveau des moins de 25 ans a été jugé délétère par des chercheurs dans le passé. Or, la consommation a augmenté ces dernières années chez les 15 ans et plus. Pas beaucoup, peut-être, mais suffisamment pour craindre une hausse significative au moment où la marijuana sera en vente libre. Ainsi, l'enjeu de santé publique semble être au centre du débat, présentement.

Or, à mon humble avis, cela ne présente pas de problème conséquent, en autant que nos gouvernements soient concernés. La consommation de pot nuit au développement du cerveau chez les jeunes? Et alors? Ils voteront libéral!

vendredi 14 avril 2017

Le joyeux (Wan)drille



Wandrille Lefèvre est un joueur de l'Impact, une équipe de foot de la Major League Soccer. L'autre jour, dans son compte Intsagram (pic et pic et colegram), Wandrille a publié une photo de lui pointant un revolver, prétendument à air comprimé, avec le bas de vignette «Depuis que Donald Trump est au pouvoir… mieux vaut prévenir que guérir», suivi d'une binette souriante.

Selon l'athlète, il s'agissait d'une blague, sans plus. Or son employeur l'a suspendu de l'alignement de l'équipe en guise de sanction pour ce qui est considéré comme un comportement inapproprié. La réaction a-t-elle été démesurée? On laisse au lecteur le soin de juger.

Notons cependant au passage que, si le bas de vignette avait été quelque chose dans le genre: Depuis que Donald Trump est au pouvoir… on a plus de chances d'enfin posséder une arme à feu», avec ou sans binette, personne n'aurait vraisemblablement trouvé à redire.

C'est une question de liberté vous comprenez…

Sauf que, aux Stazunis, le message du joueur de foot aurait pu provoquer une tempête de protestations scandalisées, condamnant la chose avec la dernière des énergies. Les Yankees n'auraient pas digéré que quelqu'un utilise un revolver à air comprimé, plutôt qu'une arme létale.

jeudi 13 avril 2017

La fuite par le bas



La marine yankee se renforçant en mer du Japon avec l'envoi d'un porte-avions et de sous-marins, l'armée chinoise en état d'alerte à la frontière, la République démocratique populaire de Corée (RDPC) sur pied de guerre et le Japon qui se mêle d'accuser cette dernière. Disons-le tout de go, la situation politico-militaire dans la région est très tendue, actuellement. Certains «experts» n'hésitent pas à dire qu'il pourrait y avoir confrontation armée dès samedi prochain, jour anniversaire de la naissance du fondateur de la RDPC. Or, dans les circonstances, qui dit confrontation armée dit en fait attaque nucléaire.

Il y a 6 mois, encore, les observateurs auraient été moins pessimistes qu'aujourd'hui. Certes, le leader de la RDPC était déjà un impulsif à ce moment. Mais l'Occident n'avait pas à la tête de sa première superpuissance un autre impulsif, pas toujours rationnel. Que va-t-il se passer entre ces deux va-t-en-guerre? Probablement que la crise va finir par se résorber sans trop de casse. Mais, désormais, il n'y a plus de certitude à ce propos. Le risque d'un dérapage n'a jamais été aussi grand depuis la crise des missiles, en 1962.

Ce qui est le plus extraordinaire, dans tout ça, c'est l'attitude yankee. Voilà 15 ans que les initiatives  de ce pays s'enlisent chaque fois que ses militaires arrivent quelque part. Depuis belle lurette, les Stazunis tentent de parler le moins possible de l'Afghanistan et de l'Irak. Ils font présentement l'impasse sur la Libye et le Yémen. On se croirait à un spectacle d'hypnotiseur où le public est appelé à tout oublier.

Cette manie yankee de chercher malgré tout de nouveaux conflits – l'autre jour avec la Syrie et maintenant avec la RDPC –, peut-être avec le bas instinct de parvenir finalement à remporter une victoire, s'apparente à une fuite en avant. Mais à quoi mènent ces bombardements à répétition qui n'arrivent qu'à niveler les villes les unes après les autres?

Ah oui! Le nivellement par le bas...

mardi 11 avril 2017

C'est pas cher pour avoir la paix!



Le 7 avril dernier, la marine yankee a lancé une attaque contre une base militaire syrienne à coups de missiles de croisière Tomahawk. Il s'agissait de représailles contre l'utilisation présumée par le régime de Bachar al-Assad d'armes chimiques dans la ville d'Idlib, trois jours auparavant. L'utilisation en question est par ailleurs considérée comme assez peu probable par les experts indépendants qui ont étudié la question, depuis.

Peu importe, l'impulsif président yankee, M. Donald Trompe, a ordonné le bombardement de la base aérienne d'où étaient partis les appareils ayant pilonné Idlib. La flotte US a donc tiré 59 missiles Tomahawk en rafale, dont 34 auraient été vraisemblablement abattus par la DCA syrienne.

Notons, pour info, que chacun de ces missiles coûte plus de 1,8 million de dollars US. C'est donc plus de 106 millions de dollars US que la flotte yankee a balancés dans les airs, dont plus de la moitié ont été irrémédiablement perdus en route.

Malgré tout, 106 millions, ce n'est pas cher pour avoir la paix. Quelle paix? Mais la paix intérieure, voyons!

La Russie est l'alliée de la Syrie. Donald Trompe, depuis avant même son élection, est soupçonné de collusion avec la Russie et les allégations à cet effet empoisonnent son administration depuis son arrivée en fonction. Bombarder la Syrie, c'est un peu bombarder la Russie.

Cent six millions pour fermer la gueule des critiques, c'est pratiquement donné pour M. Trompe. Et en plus, c'est même pas son fric!

Il est vrai qu'il a toujours eu le talent de profiter de l'argent des autres...


lundi 10 avril 2017

Que vîmes-nous à Vimy?



Cette bataille fut le plus grand et le plus glorieux des engagements de la Première guerre mondiale. C'était en 1917 et le corps cAnadien fut lancé à la conquête de la crête de Vimy, dans le Pas-de-Calais. Pendant les 3 jours au cours desquels l'attaque victorieuse fut menée, les troupes du Dominion perdirent à peine 10 000 hommes afin de s'emparer de la position tenue par l'armée allemande. Au terme de l'affrontement, la situation stratégique resta strictement la même, de sorte que l'utilité de cette bataille fut à peu près nulle.

Sauf pour le CAnada qui a salué, à partir des années 1960, la prise de la crête de Vimy comme étant le moment décisif où naquit le nationalisme cAnadien, un peu de la même façon que la boucherie des Dardanelles avait marqué la naissance des nationalismes australien et néo-zélandais.

Sauf que ce discours ampoulé n'avait guère de sens dans le contexte. En 1917, c'était l'année de la conscription. Les gens dont l'esprit national était le plus éveillé à cette époque s'étaient opposés à cette décision du gouvernement Borden (billets de 100 $). Au Québec, bien sûr, mais aussi ailleurs au CAnada; ce qu'on oublie trop souvent. Évidemment, il n'y a qu'au Québec où l'armée a tiré sur la foule qui protestait contre l'instauration de la conscription. Le bon gouvernement cAnadien n'avait pas jugé opportun d'insister dans les deux langues en matière de répression.

Les soldats qui participèrent à la bataille de Vimy étaient, quant à eux, majoritairement des volontaires. Or – et c'est un fait historique – au moins la moitié des volontaires dans l'armée cAnadienne à cette époque n'étaient même pas nés au CAnada. Il s'agissait de ressortissants britanniques qui s'étaient enrôlés afin de défendre leur patrie, c'est-à-dire le Royaume-Uni. Pas le CAnada qui n'était pour eux rien d'autre qu'une lointaine colonie.

La bataille de Vimy aurait donné naissance à l'esprit national au CAnada, marquant en quelque sorte le point de départ de son indépendance? Cette notion n'aurait de sens que si le CAnada avait été une colonie de l'Empire allemand…

vendredi 7 avril 2017

Eille boss! L'intégrité de la personne, qu'ossa donne?*



Epicenter est un regroupement d'une centaine d'entreprises en démarrage se trouvant en Suède. Fidèle à la pensée post-moderne des start-ups actuelles, des employés œuvrant dans ses bureaux ont accepté de se faire implanter une micropuce, quelque part dans leur corps – et quel corps! –, laquelle permet d'ouvrir les portes ou d'activer des imprimantes simplement en agitant la main.

Première observation, s'il faut agiter la main, c'est donc qu'elle est libre et qu'il est en conséquence possible d'ouvrir les portes et d'activer les machines de la façon traditionnelle; laquelle, pour sa part, a si bien servi nos ancêtres. Alors, à quoi sert vraiment cette micropuce? On se le demande.

Est-il besoin de préciser que la micropuce en question permet également de suivre à la trace lesdits employés, sans compter que, à la limite, ce type de technologie offre la possibilité de colliger des données relatives à leur santé, à leurs relations au travail, au temps qu'ils consacrent à leurs tâches, voire même au nombre de fois où ils se rendent aux toilettes.

Deuxième observation, sur les 2000 travailleurs regroupés dans les locaux d'Epicenter, 150 personnes ont accepté, sans aucune espèce de contrainte, de recevoir dans leur anatomie la puce numérique. Bien entendu, pour l'instant, le «marquage» n'est pas du tout obligatoire. Mais si 7,5% des employés sont spontanément volontaires, imaginez combien il y en aura qui accepteront d'être ainsi «robotisés» une fois qu'on leur aura fait comprendre que ce serait «avantageux pour tout le monde» qu'ils y consentent eux aussi.

Malgré cela, tout n'est pas négatif dans l'affaire. La micropuce permet aussi de s'acheter des smoothies rien qu'en agitant la main.

Dernière observation, mettons que, à mon humble avis, ça revient plutôt cher la gorgée et que, compte tenu de ce que tout cela représente, les smoothies pourraient bien être offerts à titre gracieux. Dans le pire des cas, je suis sûr que la micropuce permettra de savoir qui abuse d'une telle générosité…

Pour l'instant, la technologie n'est utilisée qu'en Suède. Espérons qu'elle ne fera pas un Ikea d'elle-même.

 
* C'est comme les unions...

jeudi 6 avril 2017

mercredi 5 avril 2017

Plus fort que phosphore



Une autre attaque à l'arme chimique en Syrie a déclenché une avalanche de reproches, tous dirigés – en Occident du moins – contre le régime de Bachar al-Assad. «Acte intolérable», «crime contre l'humanité», «honte sans précédent», les qualificatifs n'ont pas manqué pour décrire ce geste cruel et inhumain.

Malheureusement, ce n'est pas la première fois qu'une telle horreur afflige le peuple syrien. On se souviendra que, en 2012, une autre attaque au gaz avait été menée. À l'époque – déjà – le régime de Damas avait été accusé, sans preuve, de l'avoir déclenchée. Finalement, après enquête, on n'avait pu déterminer avec certitude qui en était responsable. Ce n'est que plus tard que les indices avaient incriminé les rebelles.

Qu'importe. Les capitales occidentales ont de nouveau de quoi accabler la Syrie et ne vont pas se priver de le faire. Que le précédent leur ait donné tort n'y changera rien. Si jamais on finit par découvrir que la vérité est autre, on se gardera bien de le révéler aux heures de grande écoute.

Remarquons tout de même que les attaques chimiques sont hautement répréhensibles lorsqu'elles sont provoquées par des régimes qui tiennent tête à Washington, tandis qu'elles deviennent au contraire tout à fait excusables lorsqu'elles sont lancées par leurs alliés.

Après tout, qui se souvient aujourd'hui qu'Israël a utilisé des munitions au phosphore blanc contre des populations civiles?

Qu'est-ce qu'on ne ferait pas. juste pour se défendre...



Gaza, janvier 2009

mardi 4 avril 2017

Sanctuaire utérin



Comme on sait, la nouvelle administration yankee a décidé d'augmenter les budgets militaires de 54 milliards de dollars afin de les porter à près de 825 milliards. Or, comme les budgets militaires aux Stazunis sont en partie discrétionnaires, il est difficile de savoir combien d'argent leur est véritablement consacré. Ainsi, il se pourrait que le chiffre de 825 soit largement dépassé.

Une augmentation de 54 milliards ne peut tomber du ciel. L'argent doit provenir de quelque part. Aucun problème, quand il s'agit des Stazunis. Le fric sera retiré de toute une batterie de programmes nationaux et internationaux, qu'ils touchent la santé, l'éducation, l'environnement ou l'aide aux nécessiteux.

L'une de ces réductions concerne le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), lequel travaille afin de promouvoir une planification familiale éclairée dans le monde. Washington a décidé de cesser toute contribution à cet organisme au prétexte que ledit organisme encourage le recours forcé à l'avortement. Il est de notoriété que l'avortement cause encore d'importants remous au sein de la société yankee qui se déchire encore et toujours sur cette question. Aussi, le gouvernement de Donald Trompe a-t-il sauté sur l'occasion afin de se retirer du programme de l'ONU en prétendant vouloir se dissocier de la pratique de l'avortement dont la FNUAP ferait la promotion. Cynisme ou idéalisme?

Connaissant ce cher bon gros vieux Donald, il a sans doute voulu se servir des deux.

Tout de même, retirer son financement à la planification familiale afin de consacrer l'argent aux budgets militaires force à conclure de la manière suivante. Pour les Yankees, le seul endroit où la vie humaine est sacrée, c'est à l'intérieur de l'utérus.

Une fois dehors, watch out!

Denis «de poule» strikes again!


lundi 3 avril 2017

Méfiez-vous de ce que vous voulez!


Prestigitoutré


* En anglais dans le texte.



samedi 1 avril 2017

Avatars du terrorisme

Take up the White Man's burden
The savage wars of peace
Fill full the mouth of Famine,
And bid the sickness cease

— Rudyard Kipling (1865-1936)

« Assumez le fardeau de l'homme blanc
Les sauvages guerres de la paix
Nourrissez la bouche de la famine
Et faites que cesse la misère »


Le 22 mars dernier, un forcené a fauché des dizaines de personnes sur le pont Westminster, près du Parlement, à Londres au Royaume-Uni. La première ministre Theresa May, qui s'était enfuie de l'auguste édifice sous le couvert de sa garde rapprochée à bord d'une limousine blindée au moment de l'attentat, a condamné les motivations des agresseurs en termes bien sentis. Elle a expliqué que «les terroristes haïssent les valeurs de démocratie, de liberté, de droits de la personne et de justice [..] dont l'écho a retenti partout sur la Terre», valeurs représentées par le système parlementaire britannique.

Voilà de beaux principes en effet. Peut-on cependant reprocher à quelques irréfléchis de mal percevoir les intentions sous-jacentes aux agressions que l'Occident, Royaume-États-Unis en tête, a commises, en particulier au Proche-Orient, depuis un siècle, c'est-à-dire depuis la chute de l'Empire ottoman? Parce que, à force d'envahir les gens, de les mitrailler et de les bombarder au nom du droit, de la liberté, de la démocratie et de la justice, il arrive parfois qu'ils saisissent mal le message. On ne peut guère leur en vouloir.

Songeons un instant que, selon une étude parue en 2015, on a évalué que les Stazunis ont causé, à eux seuls, 20 millions de morts dans 37 pays, et ce, depuis 1945. Ce chiffre ne couvre pas leurs «interventions» avant cette date ni celles de l'Empire britannique à l'époque de sa «grandeur» qui fut tellement bien mise de l'avant par la poésie, ainsi que la prose, de Rudyard Kipling. En fait, personne ne s'est vraiment donné la peine d'écrire le livre noir du colonialisme occidental au cours du seul XIXe siècle. Il est vrai que l'étalement d'un tel charnier n'a rien pour donner bonne conscience à ceux qui en ont profité depuis.

Il n'est pas question de faire ici l'apologie du terrorisme, bien au contraire. Il faut le condamner avec la dernière énergie quelle que soit la forme qu'il prend. Sur le plan de la terreur, quelle est la différence entre un obscur islamiste et un président yankee?

Le premier n'a pas d'avion pour placer ses bombes.

Le second a plus de sang sur ses mains.

vendredi 31 mars 2017

Larrivée de la catastrophe


Fort heureusement, Ricardo Larrivée va prochainement solutionner ce problème de société, comme l'a laissé entendre la rubrique d'hier.

Merci PLiQ!

jeudi 30 mars 2017

L'école 3.0



Brillante initiative de la part du gouvernement du Parti libéral du Québec (PLiQ). En effet, dans le but de réformer le système d'éducation, ledit gouvernement a fait appel à trois experts afin de l'aider et de le guider dans le développement d'un nouveau concept, celui du «Lab-école» (sic).

À quoi correspond exactement ce concept? Personne ne saurait le dire à date. Il semble que quelques initiés en ont eu un aperçu mais, pour le commun des mortels, le tout reste extrêmement nébuleux.

Toutefois, on peut en avoir une vague idée lorsqu'on considère qui sont les experts qui auront ainsi la possibilité de refondre tout le système pédagogique: l'architecte Pierre Thibault, l'athlète Pierre Lavoie et le chef cuisinier Ricardo Larrivée (re-sic).

Cette brochette de personnalités s'explique d'autant mieux que l'on connaît les problèmes qui affligent les écoles québécoises: la décrépitude croissante des locaux, la sédentarité chez les jeunes et les problèmes de santé causés par la malbouffe.

Grâce à ses contacts privilégiés, Buffet complet a pu apprendre les différents rôles attribués à ce comité d'experts par le PLiQ: Pierre Thériault aura pour mandat de développer un menu-santé pour l'ensemble des établissements; Pierre Lavoie devra mettre sur pied un programme de réfection des édifices scolaires; et Ricardo Larrivée aura la responsabilité de développer un programme d'activité physique à l'intention des jeunes.

On ne pouvait en attendre davantage de l'excellente vision libérale qui a toujours distingué les gouvernements du PLiQ.

mercredi 29 mars 2017

Air de rien


Le maire amer



Toute l'affaire commence le 7 mars dernier quand le maire de Dakar, au Sénégal, M. Khalifa Sall, a été arrêté à la suite d'une histoire de détournement de fonds publics totalisant, selon l'acte d'accusation, l'équivalent en francs CFA de 4 millions de dollars.

Est-il besoin de dire que le sang du bon maire de Montréal Denis «de poule» Coderre n'a fait qu'un tour. «Quoi? s'est-il exclamé, jeter en prison un officier municipal au simple motif qu'il a été malhonnête? C'est intolérable et foncièrement injuste!»

Aussi a-t-il pris action sur l'heure, de sorte qu'il a diffusé sur le Web une vidéo appelant à la libération immédiate de M. Sall. J'imagine qu'il a également dû tweeter quelque chose à cet effet, mais je me soucie assez peu des insignifiances «tweetesques» quelle que soit leur provenance.

Réaction immédiate de la part de l'ex-première ministre sénégalaise, Mme Aminata Touré qui a estimé, sur sa page Facebook – un autre média assez inutile en l'espèce, sauf pour son premier bailleur de fonds, la CIA –, que la mairie de Montréal n'avait de leçon à donner à personne en matière de corruption. Mme Touré a même écrit: «Les affaires qui ont secoué les mairies de Montréal et de Laval ressemblent comme deux sœurs jumelles à celle de la mairie de Dakar. Pour autant, avez-vous eu à adresser des vidéos de soutien aux maires Applebaum et Vaillancourt?»

Disons-le tout de go. La sortie de Mme Touré est bien injuste. Il est vrai que ce cher bon gros vieux Denis «de poule» Coderre n'a pas soutenu publiquement messieurs Applebaum et Vaillancourt. Cependant, qui peut dire à quel point il a été tenté de le faire?



mardi 28 mars 2017

Tu pot, Ti-Pet?


lundi 27 mars 2017

Agression russe

L'affiche ci-dessous constitue une preuve supplémentaire que la Russie est une puissance impérialiste.






[Traduction: «LA RUSSIE VEUT LA GUERRE. Voyez comme elle a installé son pays tout près de nos bases militaires!]

samedi 25 mars 2017

Le bleu rouge vert



Le fils de Pierre Elliott Trudeau, et accessoirement premier ministre du CAnada, s'était fait élire, entre autres vantardises, en passant pour un politicien soucieux des questions environnementales. Il était même allé jusqu'à affirmer qu'il voulait mettre un terme à la dépendance de son pays envers les hydrocarbures. C'était une façon détournée de critiquer l'exploitation des sables bitumineux. Si certains électeurs ne l'ont pas compris, le lobby du pétrole, lui, avait saisi l'allusion et avait clairement – quoique derrière des portes closes – fait part de son mécontentement au premier ministre. Il ne faut pas oublier que le CAnada, après tout, est le sixième plus important exportateur de pétrole dans le monde.

À la conférence de Paris, en 2015, fiston avait présenté les vertus d'une approche environnementale, affirmant, là comme ailleurs, que progrès économique et écologie allaient de pair. Il avait même réussi à imposer une taxe sur les émissions des gaz à effet de serre.

Depuis, on le sait, il penche de plus en plus en faveur de la construction d'oléoducs pour accroître encore davantage la capacité d'exportation de son pays dans le domaine des hydrocarbures. Mais jusqu'à maintenant, il avait réussi à garder sous le boisseau ses tendances pro-pétrole sale. Or, voici que le président yankee, M. Donald Trompe, a décidé unilatéralement – on serait presque tenté de dire manu militari – de relancer le projet Keystone XL que son prédécesseur avait bloqué.

Désormais, le fils de Pierre Elliott Trudeau se retrouve avec une patate chaude dans les mains. Comment pourra-t-il ménager la chèvre et le chou? Comment pourra-t-il céder devant le lobby du pétrole – comme il le fait sur toute la ligne – sans saper sa base politique composée en bonne part de progressistes et d'environnementalistes vraisemblablement myopes et durs de la feuille? Comme on sait que la subtilité n'est pas souvent son fort, on peut se demander ce qui va advenir maintenant.

L'approbation de l'oléoduc trans-Québec Energy East d'ici un an peut-être?

vendredi 24 mars 2017

jeudi 23 mars 2017

Potter à terre



Dans le sillage de l'incroyable bavure sur l'autoroute 13 lors de la dernière tempête de neige, un commentateur politique et professeur à l'université Mac-Gill avait déclenché une controverse. En effet, Andrew Potter, ce célèbre et grand intellectuel cAnadien que le monde nous envie et dont j'ai entendu parler pour la première fois à cette occasion, en avait ajouté une énième couche dans le courant bien connu du Quebec bashing auquel on est tellement habitué que la carapace des Québécois commence à durcir et que ce genre de déballage non fondé perd sérieusement de son efficacité de suppression.

Dans ce dernier cas, M. Potter avait expliqué, dans un article publié par la revue Maclean's,  que le cafouillage de l'A13 était dû à «l'absence de solidarité» inhérente à la société québécoise qui serait «pathologiquement aliénée». Tout d'abord, il faudrait demander: «Aliénée par qui?» Et de ce fait, comme le pays auquel appartient prétendument le Québec ne lui montra jamais le moindre signe de solidarité, on pourrait facilement rétorquer qu'il a appris dans le giron des meilleurs.

Mais la véritable surprise de toute l'affaire, c'est que, le lendemain de la publication de son article et devant les protestations que cela a déclenchées, M. Potter s'est rétracté et a même présenté des excuses, expliquant que son texte allait «au-delà de ce qui est justifié par les faits ou par mes propres convictions». C'est évidemment à cela qu'on reconnaît la supériorité des intellectuels canadiens-anglais en ceci qu'ils peuvent écrire n'importe quoi, particulièrement si cela dépasse totalement leur pensée.

Les francophones ont de quoi être envieux!

Mais ce n'est pas tout. Aujourd'hui – coup de théâtre – M. Potter annonce qu'il remet sa démission du poste de directeur de l'Institut d'études cAnadiennes de Mac-Gill. Que le lecteur se rassure, toutefois, M. Potter restera en poste en tant que professeur au sein de la vénérable institution et poursuivra ainsi l'excellent travail qui a toujours émaillé son éblouissante carrière.

Bref, cette histoire  aura connu une conclusion plus surprenante que ses prolégomènes. En effet, ce n'est pas tous les jours que l'on voit un tartuffe terrassé.

C'est curieux; je me sens moins aliéné tout d'un coup.

Mais pas plus solidaire du CAnada...