vendredi 27 janvier 2017

Dur, dur Durham



Lord Durham avait vu juste, dans son fameux rapport de 1839, lorsqu'il avait fait la promotion de l'immigration afin d'assimiler définitivement les «Canadiens» de l'époque, c'est-à-dire les habitants du Bas-CAnada d'origine française. Évidemment, alors, il songeait à une immigration britannique. Or, le Royaume-Uni étant relativement peu peuplé, comparativement à d'autres nations, ce projet était difficilement réalisable en l'état.

Cependant, les autorités impériales, dont le CAnada est l'héritier direct, ont trouvé une solution tout aussi efficace: encourager l'immigration, quelle que soit sa provenance, et pousser les immigrants, quelle que soit leur lieu d'installation, vers le secteur anglophone. La stratégie a magnifiquement fonctionné depuis et effectivement le poids relatif du français tant au Québec qu'au CAnada est en net déclin.

Au surplus, la beauté de la chose, c'est que personne ne peut s'opposer à la manœuvre sans passer pour un raciste intolérant. Et personne ne peut non plus pousser la population du Québec vers la francisation sans passer pour un fasciste. En d'autres termes, toute résistance est immédiatement noyée sous un flot d'accusations, la plupart du temps mensongères, tuant dans l'œuf toute possibilité de protéger la langue française à long terme.

Il n'y a pas à dire, les Anglo-Saxons en connaissent un bout en matière d'impérialisme. La force de l'habitude, je suppose...

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